[ 15/12/2009 20:47 ] L'accord conclu mardi entre les pays producteurs d'Amérique latine et l'Europe mettant fin à la longue guerre de la banane va créer une "concurrence redoutable" pour l'Afrique, a souligné un responsable ivoirien, tout en misant sur le développement d'autres marchés.
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L'accord instaure "une concurrence supplémentaire et assez redoutable" pour l'Afrique et la Côte d'Ivoire, a déclaré à l'AFP le président de l'Organisation centrale des producteurs-exportateurs ivoiriens d'ananas et de bananes (Ocab). La baisse des droits de douane européens sur la banane latino-américaine va "nous faire un manque à gagner très important", a-t-il poursuivi. "L'Europe commence à nous laisser tomber donc il faut que nous, pays africains, nous nous prenions en charge", a expliqué M. Gnui. "On trouvera des palliatifs: les producteurs ivoiriens vont mettre l'accent sur le développement du marché intérieur et du marché régional et sous-régional", a-t-il ajouté. La Côte d'Ivoire est actuellement "dans le peloton de tête des exportateurs africains de bananes" vers l'Union européenne, derrière le Cameroun, avec "près de 230.000 tonnes de bananes" écoulées chaque année, a-t-il précisé. L'UE et les pays producteurs latino-américains ont paraphé mardi un accord mettant fin à leur conflit de plusieurs décennies sur la banane. Cette "guerre" a été attisée en 1993 quand l'UE a décidé d'accorder un régime douanier préférentiel aux pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique), pour la plupart d'anciennes colonies européennes, leur permettant d'exporter des bananes sans droit de douane vers l'Europe. L'accord conclu mardi prévoit de faire passer les droits de douane européens sur la banane d'Amérique latine de 176 euros/tonne actuellement à 114 euros d'ici 2017.
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