En novembre, les prix du blé sont en hausse, malgré une offre excédentaire qui se traduit par des stocks en augmentation. La hausse des cours du blé est en partie
attribuable au bas niveau des taux d’intérêt aux États- Unis qui pousse les investisseurs à se tourner vers les marchés de matières premières, et notamment le blé.
Sur le tournesol et le maïs, des perspectives d’offres plus resserrées ont provoqué des augmentations sensibles de leurs prix.
Les prix des vins sont stables. Les prix des fruits frais restent très inférieurs à ceux de 2008 à la même période (-17,0 %). Le prix de la pomme demeure très bas, sous l’effet d’une concurrence étrangère accrue et de l’écoulement des stocks subsistant de la saison précédente. Une demande peu soutenue fait baisser le prix de la poire. Le prix du kiwi français chute en début de saison car il peine à s’imposer sur un marché dominé par les importations.
En revanche, la concurrence étrangère est moins forte pour la clémentine, qui entame la saison avec un prix plus soutenu que l’année dernière.
Les prix des légumes frais baissent sensiblement par rapport à 2008 (-7,5 %). Les températures clémentes ont poussé à la baisse la demande de poireaux et de carottes, légumes davantage consommés en cette saison. Cette douceur a aussi accéléré la production automnale de salades dans le sud de la France, déclenchant un afflux d’offre et donc une baisse de prix.
L’offre abondante de tomates espagnoles pèse sur les prix de la production française.
Les prix de la viande décroissent faiblement dans l’ensemble. Le prix du boeuf diminue modérément ; les abattages de bovins sont limités pour s’ajuster à une demande atone. Le prix du porc baisse en raison de la concurrence allemande. En revanche, une hausse de la demande avant la fête de l’Aïd el-Kebir provoque une augmentation du prix de la viande ovine.
D'après INSEE