Des primes couplées pour les céréales et le maïs en baisse, une revalorisation des DPU liée aux surfaces en herbe, de nouvelles aides couplées pour soutenir les protéagineux ou la diversité des assolements... Le système extensif ressort gagnant de cette nouvelle Pac. Pour autant, il serait étonnant que les éleveurs modifient leurs modes de fonctionnement, compte tenu des différentiels d'aides observés, et des enjeux économiques liés à un changement de système. Ceux qui souhaiteraient extensifier leur système ne pourraient bénéficier de plus de primes liées aux surfaces herbagères puisque c'est 2008 qui sert de référence. Ceux qui souhaiteraient intensifier, profitant de leur référence de 2008, seraient limités par l'obligation de maintien des prairies permanentes et temporaires de plus de 5 ans, et ne pouvant convertir qu'au maximum 30 % des prairies de moins de 5 ans... Certains éleveurs pourront prétendre aux nouvelles aides couplées issues des 4,55 % de prélèvement sur les DPU. L'aide à la mise en place de protéagineux par exemple, avec 150 € par ha en 2010, est à étudier. Attention, car s'agit là d'une spéculation. Si la marge protéagineux est inférieure de plus de 150 € à une culture classique, il n'y aura aucun avantage économique ! Les aides ne doivent en aucun cas constituer le seul élément d'arbitrage. En premier lieu, c'est le potentiel agronomique et pédoclimatique, sans oublier bien sûr les objectifs de l'éleveur qui détermineront les choix.
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