Nicolas Sarkozy, le 27 octobre 2009 à Poligny : « On va vous mettre dans un combat à armes égales avec vos concurrent».
Bruno Le Maire, Ministre de l’Agriculture, le 19 novembre à Cavaillon : « une asperge ne sera jamais suffisamment meilleure qu’une autre pour compenser un coût du travail et de la production deux fois plus élevé que celui du voisin».
Le Président de la République et le Ministre de l’Agriculture s'étaient engagés à agir rapidement pour diminuer ces distorsions, notamment en mettant en place une exonération à 100% des charges patronales sur le travail saisonnier, applicable dès janvier 2010.
Qu’en est-il aujourd’hui ? "La concrétisation de cette mesure n’est à ce jour pas acquise, alors que nous sommes à un moment stratégique, où les chefs d’entreprises maraîchères prennent des décisions qui engagent toute la saison à venir." constate le syndicat Légumes de France qui, dans un communiqué rappelle que "les producteurs de légumes subissent des distorsions de concurrence massives, dues à des différences de coût du travail allant de 1 à 2 avec leurs principaux concurrents européens".
Des distorsions intracommunautaires sans commune mesure avec celles qui s’exercent à l’international : la différence de coût du travail saisonnier est , selon Légumes de France de 1 à 15 entre la France et le Maroc, comme le rappelait au Sival à Angers, Angélique Delahaye.
Pour Légumes de France, l'exonération à 100% des charges patronales sur le travail saisonnier n’est qu’une réponse partielle aux enjeux de distorsions de concurrence.
Ces distorsions touchent de plein fouet les emplois permanents, qui représentent une part très importante des actifs salariés en productions de légumes.
La profession attend "de façon urgente des solutions sur le coût du travail permanent. "
La Loi de Modernisation Agricole pourrait en être l’occasion…