La Bretagne, une des toutes premières régions agricoles et alimentaire d'Europe veut conforter ses positions et préparer demain en ouvrant ses portes à des jeunes motivés, ouverts, formés ou désireux d'apprendre un métier.
En 2010, 3.000 emplois dans l'agriculture - dont 2.000 salariés -, 3.000 dans les industries agroalimentaire, seront proposés en Bretagne ont indiqué jeudi à Rennes Danielle Even, secrétaire générale de la chambre d'agriculture des Côtes-d'Armor, et Olivier Clanchin, président de l'association bretonne des entreprises agroalimentaires.
Choisir un parcours professionnel en agriculture c'est choisir un secteur qui, même s'il traverse une conjoncture difficile, reste un secteur stratégique, tant pour la région Bretagne que pour la France, l'Europe et ..... le monde.
Aujourd'hui comme demain l'agriculture a vocation à nourrir les hommes et pour cela à répondre à des défis nombreux, en terme d'environnement, de sûreté et de sécurité alimentaire et pour cela l'agriculture à besoin de nouvelles compétences encore mieux formées . 70 % des emplois proposés dans l'agriculture sont qualifiés. Il s'agit de répondre au défi posé à l'agriculture: «produire mieux avec moins».
L'agriculture, en 2010, n'est plus seulement l'affaire de fils ou de filles d'agriculteurs, comme le souligne Louis Biannic, Directeur Régional de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Bretagne.
- 27% des agriculteurs qui s'installent ne sont pas originaires du milieu agricole
- 2/3 des salariés agricoles ne sont pas non plus originaires de ce secteur
Contrairement à ce qui est répandu, on trouve en agriculture des salaires équivalents à ceux pratiqués dans d'autres secteurs, à niveau égal.
Après la production, la transformation et là aussi la Bretagne dispose d'un réservoir d'emplois et de carrières attractives. Les IAA bretonnes proposeront cette année, 3000 emplois. 2000 concernent des renouvellements de postes liés aux départs en retraite, et 1000 offres qui correspondent à de nouveaux postes créés.).
Dans les IAA, compte tenu de l'importance de l'élevage en Bretagne, les industries de la viande sont les plus demandeuses de main-d'oeuvre, devant l'industrie du lait puis la fabrication d'aliments, les fruits et légumes, et le poisson.
De plus en plus les IAA sont en recherche de nouvelles qualifications. L'automatisation des lignes de production et de préparation de commandes aboutit à une demande accrue de personnels qualifiés. La robotisation, la traçabilité, les nouvelles contraintes environnementales ont entraîné une diversification des métiers et nécessitent des compétences de plus en plus pointues des salariés et des salaires plus attractifs.
A titre d'exemple, indique Olivier Clanchin, un conducteur de ligne pourra percevoir de 25 à 35 000 euros brut par an, un technicien de maintenance : de 26 à 36 000 euros, un superviseur de production : de 33 à 42 000 euros. Il faut quand même tempérer ces grilles de salaire qui ne concernent que le personnel qualifé. Les IAA emploient encore un nombre important ce personnels non ou peu qualifiés, principalement dans le secteur de l''abattage, où les salaires sont encore inférieurs à ceux d'autres secteurs industriels. Toutefois il faut souligner que l'agroalimentaire, en Bretagne montre une bonne résistance à la crise. Sur la période critique de 2009, on a relevé, selon les chiffres présentés par Louis Biannic, un maintien du recours au personnel intérimaire contrairement à d'autres secteurs d'activité (-8% en agroalimentaire contre - 30% dans d'autres secteurs industriels..