"Il en va de la préservation de l'indépendance alimentaire en France et en Europe et de la survie des éleveurs bovins", a déclaré son président, Pierre Chevalier, lors de l'assemblée générale de la FNB à Angers. Dans un contexte de baisse régulière des prix payés aux éleveurs (-5% en 2009), la production française a chuté de 9% l'an passé et devrait encore reculer de 4% en 2010, selon la Fédération. "Le revenu annuel par actif est tombé à 6.300 euros contre 21.000 en 2006, les coûts de production restant quasiment stables", a expliqué M. Chevalier. Conséquence du recul de la production, l'Union européenne a importé l'an passé 500.000 tonnes de viande bovine, soit plus de 6% de sa consommation, dont 100.000 tonnes rien qu'en France. "Une solution serait que la loi de modernisation agricole autorise une contractualisation entre producteurs et entreprises industrielles, voire la grande distribution", de façon à sécuriser les revenus des agriculteurs tout en garantissant des approvisionnements réguliers, selon M. Chevalier. La FNB appelle aussi le gouvernement à faire obstacle à la conclusion en juin à Genève d'un accord OMC prévoyant une baisse de jusqu'à 70% des droits de douane sur le boeuf sud-américain, produit à coûts très inférieurs et avec un cahier des charges allégé. Avec un tel accord, le boeuf importé pourrait représenter jusqu'à 40% de la consommation européenne, ce qui représenterait un coup de grâce pour les éleveurs locaux, selon la FNB.
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