Le plan de sauvegarde de l'emploi présenté jeudi au comité d'entreprise prévoit la suppression de 45 postes, principalement en production, sur les 160 que compte la maison de champagne. Selon un communiqué de la direction, le positionnement de Piper-Heidsieck à la fois sur les produits haut de gamme et sur le marché moins rentable des marques de distributeurs et des compagnies aériennes, a fragilisé l'entreprise face à la crise de 2009. Fin septembre, le volume des ventes affichait une baisse sur un an de 46% avec un résultat d'exploitation déficitaire de 3,8 millions d'euros. "La crise n'a fait qu'aggraver une difficulté qui est structurelle. Nous ne sommes pas compétitifs sur l'entrée de gamme, donc nous allons nous recentrer exclusivement sur le business premium ce qui va restreindre l'activité", a expliqué à l'AFP la présidente de Piper-Heidsieck, Anne-Charlotte Amory. "Piper-Heidsieck est la première (maison de champagne) à subir la crise aussi fortement, le dernier plan social dans le champagne remonte à 1992, pour nous c'est très brutal", a commenté William Mailly, membre du comité d'entreprise. "Maintenant les négociations commencent et notre objectif est d'éviter les départs contraints", a-t-il poursuivi. Le champagne Piper-Heidsieck qui appartient depuis 1988 au groupe Remy Cointreau, exploite un domaine de 65 hectares de vignes pour une production de 9 millions de bouteilles (dont 80% pour l'export). Son chiffre d'affaire est de 138 millions d'euros pour 2009.
|
© AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.
|