Les 70 personnes invitées étaient toutes d’accord hier soir lors de cette première réunion de concertation organisée par la Chambre d’Agriculture de la Charente-Maritime. La réunion s’est déroulée en présence d’agriculteurs et, entre autres, de Monsieur le Préfet de la Charente-Maritime, Monsieur Gaborit, Conseiller régional,
Monsieur Chatellier, Conseiller général - membre de la la commission agricole, et les services de la DDTM, de la MSA, des assurances.
A situation exceptionnelle, aides exceptionnelles
Le recensement des dégâts est en cours et sera terminé dès ce milieu de semaine. Mais l’estimation est déjà très lourde et de plusieurs millions d’euros : pertes occasionnées par l’eau dans les terres, récoltes non assurées pendant peut être deux ans, coûts de gypasge, manque de fourrage et d’abreuvoirs en eau douce pour les animaux, remises en état des terrains...
Pour 2010 et certainement 2011, il est également indispensable de couvrir les charges de structures qui courent quoi qu’il arrive (même sans production !). Elles sont estimées à 800 euros /ha.
Les mesures annoncées :
Les services de l’Etat, le Conseil général, le Conseil régional, la MSA, les assurances présentes ont tous mis en place des mesures pour soutenir les agriculteurs. Calamités agricoles, fonds d’allégement des charges, éxonérations des charges patronales, prises en charge des cotisations sociales suivant les cas...
Peu de chiffres sont annoncés, à part le guichet unique Conseil général - Conseil régional, chacun d’entre eux proposant une enveloppe de 3 M€ pour la mise en oeuvre d’un fonds d’intervention d’urgence pour aider les plus touchés à redémarrer, ainsi qu’une enveloppe spécifique de 150 000 € afin de participer immédiatement à la reconstitution des stocks de fourrage, aux analyses de sols et à la mise à disposition de gypse pour certains exploitants des marais littoraux.
Il faut faire vite !
Les agriculteurs déjà fortement touchés par la crise ne pourront pas tenir longtemps dans cette situation.
Tous les agriculteurs et responsables présents ont insisté sur l’importance d’annonces “suivies de
faits” rapides pour rassurer et soutenir.
Sur le terrain beaucoup de questions commencent à se poser et les craintes par rapport à la PAC, aux
dossiers MAE, aux contrôles aussi. Certains agriculteurs sont proches de l’arrêt. Des cellules psychologiques
sont en place mais les effets de la tempête seront longs.
Solidarité et mobilisation !
Les travaux de nettoyage, de remise en état des clôtures, de débourrages des vignes doivent
commencer avant 10 jours. De nombreuses structures extérieures, de nombreux départements
proposent leur aide. La Chambre d’Agriculture centralise dès à présent les demandes et les offres
pour gérer au mieux les priorités très rapidement et reste ouverte à toutes les propositions.