Ce document stratégique comporte un plan d'action assorti de recommandations aux États membres, aux autorités locales, à l'industrie et à d'autres parties prenantes.
Pour la Commission, il s'agit d'aider l'Europe à maîtriser les technologies de pointe qui pourraient contribuer de façon majeure à l'objectif, fixé en mars 2000 lors du Conseil européen de Lisbonne, de faire en dix ans du continent l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus durable du monde. Cette stratégie reposant sur une démarche de coopération et de cohérence aspirant à un développement durable est destinée à aborder les questions complexes d'éthique et de société et à favoriser un large débat public. Cette initiative repose sur une vaste consultation publique qui a notamment donné lieu à une conférence réunissant un vaste éventail de parties prenantes.
L'Europe se trouve devant un choix politique majeur: soit nous acceptons un rôle passif, et subissons les implications du développement de ces technologies dans d'autres régions, soit nous mettons au point des politiques dynamiques pour les exploiter de manière responsable. Il est largement admis que les sciences de la vie et la biotechnologie constituent, après les technologies de l'information, la prochaine révolution technologique dans l'économie de la connaissance, créatrice de nouvelles possibilités pour nos sociétés et nos économies.
L'Europe, constate la Commission, ne possède pas de politique unique pour les sciences de la vie et la biotechnologie mais un ensemble disparate composé d'une multitude de politiques propres à des secteurs et globales aux niveaux international, de l'Union, des États membres et à l'échelon local. En Europe, les responsabilités dans ce domaine sont éparpillées sur un vaste éventail de politiques et d'acteurs. Faute d'une même vision des enjeux et d'objectifs communs, l'Europe n'a que lentement et péniblement saisi les défis et les possibilités de ces nouvelles technologies.
Les sciences de la vie et la biotechnologie présentent un potentiel considérable dans de nombreux domaines dont l'agriculture d'où découle notre alimentation: la biotechnologie a le potentiel d'améliorer la qualité de l'alimentation, au profit de l'environnement, grâce à l'amélioration des récoltes sur le plan de l'agronomie. La qualité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux peut être liée à la prévention des maladies et à la réduction des risques sanitaires, à la réduction de l'emploi des pesticides, engrais et médicaments d'origine chimique - et donc au recours à des techniques agricoles plus durables, réduisant l'érosion des sols et profitant à l'environnement. Les sciences de la vie et la biotechnologie sont susceptibles d'être l'un des principaux instruments dans la lutte contre la pauvreté, la faim, et la malnutrition.
Parmi les priorités de ce plan d'action en matière de biotechnologie on notera la volonté de :
Renforcer la base des ressources (en développant l'enseignement des sciences de la vie, en promouvant la mobilité des scientifiques d'Europe, que l'on s'attachera à retenir, en développant les compétences en matière de gestion des entreprises, en renforçant l'accès au capital-risque et la protection des droits de la propriété intellectuelle);
Mailler le réseau des communautés et des opérateurs biotechnologiques en Europe pour faciliter le libre accès à la connaissance, aux compétences et aux meilleures pratiques;
Faire jouer un rôle dynamique aux pouvoirs publics dans l'étude de l'impact sur la compétitivité du cadre politique existant, appréhender les questions d'actualité et adapter les politiques par anticipation.
En présence de différents niveaux de compétence, la stratégie devrait servir de référence pour la coopération entre les différents acteurs. Pour faciliter la transparence et le dialogue sur la poursuite du développement et de la mise en œuvre de la stratégie proposée en matière de sciences de la vie et de biotechnologie, la Commission organisera un vaste Forum des parties prenantes.
Voir Dossier OGM
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