Le docteur Kimberlin, ancien membre du comité consultatif de l'ESB, organe qui conseille le gouvernement britannique dans ce domaine, estime que la FSA, Food Standards Agency (Agence de sécurité alimentaire) "joue un jeu dangereux" en ayant choisi d'attendre des preuves de la présence de l'ESB chez le mouton pour prendre des mesures de protection du consommateur. Ce spécialiste des encéphalopathies spongiformes s'étonne de l'attentisme de la FSA, dans le quotidien.
Pour le docteur Kimberlin, le retrait des matériaux à risques chez les ovins et les caprins doit être étendu, par mesure préventive de précaution, au même niveau que ce qui a été fait pour les bovins. Actuellement, le cerveau, la moelle épinière et la rate du mouton de tous les âges sont interdits dans la chaîne alimentaire humaine et animale, mais souligne le scientifique, il n'y a aucune interdiction concernant les amygdales des ovins et caprins de moins de douze mois ou des intestins qui sont pourtant reconnus comme des réservoirs potentiels de prions, vecteurs de l'ESB.
Selon ce spécialiste des EST, il ne s'agit nullement de créer un mouvement de panique, mais simplement d'améliorer la protection des consommateurs sans attendre que la présence de l'ESB chez les ovins et les caprins soit infirmée ou confirmée, ce qui pourrait alors se révéler dramatique, en l'absence de mesures prises dès maintenant. Le coût des mesures préventives de précaution serait bien moindre que celui des conséquences éventuelles.
Voir aussi Dossier ESB
|