Compte tenu de l'ensemble du dispositif mis en oeuvre pour prévenir le risque de transmission de l'ESB, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments a considéré dans son avis du 4 janvier dernier, que les animaux nés depuis le 1er janvier 2002 dans un troupeau où un cas d'ESB a été détecté présentent le même niveau de garantie sanitaire que les animaux issus de troupeaux indemnes.
Cette date récente tient compte des dernières mesures de sécurisation des graisses alimentaires (en particulier celles qui sont incorporées dans les lactoremplaoeurs destinés à l'alimentation des veaux qui ont été prises à la fin de l'été dernier.
Dorénavant, lorsqu'un cas d'ESB est confirmé dans un troupeau, seuls seront éliminés les bovins nés avant le 1er janvier 2002, ainsi que les descendants directs de l'animal atteint.
Dans les troupeaux allaitants, les vaches nourrices seront marquées et pourront être éliminées seulement après sevrage de leur veau. Les troupeaux concernés resteront sous surveillance vétérinaire jusqu'à l'élimination de la dernière vache.
Cette mesure, qui, selon le ministère, aura un effet limité au début, épargnera progressivement un nombre de plus en plus important de bovins. Elle est, selon le ministère, le résultat d'une politique rigoureuse de prévention de l'ESB conduite ces derniéres années, qui repose notamment sur la sécurisation de l'alimentation animale, le retrait des matériels à risque spécifiés à l'abattoir et les tests de dépistage de l'ESB pratiqués sur tous les bovins de plus de 24 mois.
Afin d'éviter d'éventuelles difficultés commerciales, des contacts sont pris avec les autorités sanitaires des pays tiers acheteurs des produits de l'élevage bovin français pour leur présenter ces nouvelles dispositions.
Le projet d'arrêté a été présenté au Conseil national de l'alimentation, qui a rendu un avis favorable le 13 février.
La Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles et les Jeunes Agriculteurs ont déclaré qu'ils "prennent acte avec satisfaction de la décision du Gouvernement ",ajoutant que "Cette décision, qui n’aura qu’une portée très limitée dans l’immédiat, marque un tournant dans la lutte contre la maladie. " concluant par " Aujourd’hui il est important de faire revenir le bœuf dans les cantines et dans l’assiette de tous les Français. Notre pays peut se prévaloir d’une viande de qualité, dont la traçabilité est la mieux assurée dans le monde. "
Voir l'arrêté Arrêté du 20 février 2002 modifiant l'arrêté du 3 décembre 1990 fixant les mesures de police sanitaire relatives à l'encéphalopathie spongiforme bovine Voir aussi : Avis du Conseil national de l’alimentation sur l’abattage des bovins appartenant à un troupeau dans lequel un cas d’ESB a été constaté [19/02/2002]
Dossier ESB
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