La commission du Parlement Européen, qui a tenu sa réunion inaugurale en fin de semaine dernière, devra se pencher principalement sur les questions suivantes : comment éviter que la FA, fièvre aphteuse, ne resurgisse à l'avenir, comment y faire face et comment financer les mesures nécessaires.
Le point de départ des travaux, en raison de la confusion qui a entouré les textes législatifs communautaires et leur interprétation lorsque la dernière crise de FA s'est déclarée, portera sur l’examen en détail de la législation communautaire en vigueur, son application effective et son amélioration.
De plus, les arguments pour et contre la politique de non-vaccination menée par l'UE seront examinés à la lumière des récents progrès réalisés dans la mise au point de vaccins traçeurs. La commission procédera à une analyse comparative de l'efficacité des différentes stratégies ou combinaisons de stratégies mises en oeuvre pour éteindre tout nouveau foyer, à savoir l'élimination (par destruction des animaux contaminés), la mise en quarantaine des cheptels touchés et la vaccination dans des zones tampons.
L'ex-ministre britannique de l'agriculture, M. Nick Brown, et son successeur, Mme Margaret Beckett, ministre de l'environnement, de l'alimentation et de la ruralité, ont été invités à témoigner.
La commission temporaire du Parlement Européen examinera les leçons à tirer de cette épizootie pour l'orientation future à donner à la politique agricole commune. De son côté, la Commission Européenne devrait présenter de nouvelles propositions tirant les conclusions de l'épidémie de fièvre aphteuse dans le courant du mandat de douze mois imparti à la commission.
Comptant 30 membres, cette commission temporaire, dont les travaux démarrent un an jour pour jour après la découverte du premier foyer au Royaume-Uni et un mois après que le pays ait été déclaré indemne de fièvre aphteuse, espère faire rapport sur ses conclusions devant la plénière du mois de novembre de cette année.
Voir aussi Dossier Fièvre aphteuse
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