Pour le Syndicat National des Industries de l'Alimentation animale il apparaît très peu probable que les ovins aient consommé des farines de viande avant que cela ne leur soit interdit (arrêté du 20 décembre 1994) et cela du fait de certaines particularités physiologiques indique le SNIA dans un communiqué.
Concernant la formulation des aliments le syndicat explique : Les farines de viande sont riches en phosphore, ce qui ne convient pas à l'alimentation des ovins, pour lesquels il est important de ne pas trop charger la ration en phosphore. Ce n'était donc pas une matière première susceptible d'entrer facilement dans les matrices de formulation des aliments pour ovins, d'autant plus qu'elles n'étaient pas appétentes pour ces animaux.
Quant à la distribution aux ovins d'aliments pour d'autres espèces, le communiqué indique que le mouton et l'agneau sont des animaux particulièrement sensibles à certains éléments : le cuivre en particulier. C'est pourquoi, un aliment pour volaille ou pour porcs ne pouvait pa être distribué à des ovins sans risquer de les intoxiquer (à titre indicatit les maxima de cuivre prévus par la réglementation vont de 35 à l.75 pprn . En porc, sont de 35 ppm en volailles ou en bovins et de 15 ppm en ovins).
Le SNIA fait remarquer que dès novembre 1989, il recommandait l'arrêt de l'utilisation des farines de viande dans l'alimentation des ruminants
Voir aussi :
L'Afssa rend public un avis sur l'analyse des risques liés aux encéphalopathies spongiformes transmissibles dans les filières petits ruminants
Voir Dossier ESB
|