 | | [ 24/04/2002 15:07 ] La Commission Européenne a examiné, lors d'un séminaire réuni le 23 avril à Bruxelles, la recherche portant sur le bien-être des animaux d'élevage au niveau européen avec des chercheurs et des représentants des associations de défense des consommateurs et du bien-être des animaux. |
D'où vient notre bifteck ? Comment les animaux sont-ils nourris et traités ? La crise de la vache folle et les autres alertes sanitaires ont fortement sensibilisé les consommateurs européens à la sûreté alimentaire "de la ferme à la table".
Bruxelles estime que la recherche financée par l'UE peut contribuer à améliorer les conditions de vie des animaux d'élevage et peut également contribuer à la mise en œuvre et à l'élaboration de politiques innovatrices en matière de bien-être des animaux et de sûreté alimentaire.
Les participants au premier séminaire de ce genre, ont étudié les résultats obtenus jusqu'ici par la recherche financée par l'UE et répertorié les besoins de recherche futurs de l'Union européenne dans ce domaine. Le soutien financier octroyé actuellement par la Commission à des projets directement liés au bien-être des animaux s'élève à 7,5 millions d'euros. En outre, plusieurs projets concernant la santé animale comportent également des volets consacrés à la recherche sur le bien-être des animaux. Au nombre de ces projets de recherche figurent des études concernant le transport longue distance du bétail, les troubles locomoteurs constatés dans l'élevage des dindes et les gènes associés au stress chez les porcs.
L'amélioration du bien-être des animaux est jugée "capitale" par la Commission, pour les systèmes d'élevage intensifs, les consommateurs étant préoccupés par l'origine des produits animaux.
Toutefois, une étude portant sur l'attitude du public à l'égard des questions liées au bien-être des animaux montre la différence flagrante entre ce que le public déclare souhaiter et ses habitudes d'achat pour ce qui est des produits d'origine animale est parfois surprenante, indique la Commission. Les consommateurs s'inquiètent du bien-être des animaux, quoique bien souvent de façon annexe, notamment comme indicateur garantissant des produits sûrs, de bonne qualité, et bons pour la santé. En outre, il semble que, bien que les consommateurs demandent à être mieux informés sur les systèmes d'élevage, y compris les produits importés, de manière à pouvoir choisir en connaissance de cause, ils restent parfois volontairement dans l'ignorance afin de ne pas avoir à assumer de responsabilité en matière de bien-être des animaux. De même, bien qu'ils se prétendent prêts à payer plus pour améliorer le bien-être des animaux, ces affirmations ne sont bien souvent pas mises en application dans la pratique.
D'autres projets portaient sur des questions telles que les conditions d'élevage des veaux de boucherie, la génétique avicole et le picage des plumes chez les poulets. Ce dernier projet a démontré que même des améliorations simples et bon marché de l'environnement dans lequel les poulets sont élevés pouvaient réduire considérablement le picage. Un projet doté d'une enveloppe budgétaire de 2 millions d'euros examine actuellement les effets du transport sur le bétail. Il en ressort que des réactions physiologiques et biochimiques importantes, traduisant le stress, se produisent lors du chargement et du déchargement des animaux.
Bien que le bétail puisse s'adapter dans une certaine mesure aux transports de longue durée, il présente, au bout de plusieurs heures de transport, des carences énergétiques exigeant des pauses régulières. Le projet a également montré que les vaches, les taureaux et les bœufs réagissent différemment au transport, d'où la difficulté d'établir des réglementations standard à ce sujet. Le projet a en outre révélé que les animaux se fatiguent très rapidement lorsque les routes sont mauvaises ou que les chauffeurs conduisent mal.
Un projet concernant l'agriculture biologique et ses répercussions sur le bien-être des animaux a révélé que, bien que les normes de qualité de l'agriculture biologique exerce un impact positif sur le bien-être des animaux, les animaux ne sont pas nécessairement en meilleure santé dans les exploitations pratiquant l'agriculture biologique que dans les exploitations conventionnelles.
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