La création au niveau national d'un observatoire des résidus a été réclamé par l'UIPP depuis plusieurs années, souligne l'Union des industries de protection des plantes.
Cependant concernant les différences entre les résultats de chaque état, l'UIPP souligne que celle-ci est liée principalement aux modes d'échantillonnage.
" Les valeurs de 4,5% pour la moyenne Européenne et de 11% pour la France de dépassement de la LMR (limite maximum de résidus)* sont bien entendu trop élevées ! Et cela , même si elles ne représentent pas un risque avéré pour la santé publique. "
Le respect des LMR implique une bonne utilisation des produits : le respect des doses, du nombre d'applications et du délai avant récolte. Toutes ces informations sont indiquées sur l'étiquette du produit ou accessibles en consultant tout agent technique dependant d'un organisme agréé rappelle le syndicat professionnel.
Les industriels de la protection des plantes insistent également sur l'importance de la mise en œuvre par les agriculteurs des " bonnes pratiques phytosanitaires, garantie d'une récolte à consommer en toute confiance". Ils ont décidé de renforcer leur plan d'action pour une extension rapide de la Protection Raisonnée des cultures. La mise en place du cadre réglementaire et du référentiel de l'Agriculture raisonnée dans les exploitations participera au même objectif.
*Cette limite maximale de résidus (LMR), déterminée à partir de pratiques agricoles est ensuite comparée avec la dose sans effet obtenue chez l'animal le plus sensible, puis affectée d'un facteur de sécurité (au moins égal à 100) qu'elle ne doit pas dépasser. La LMR est une limite fixée par la réglementation, pour prévenir d'éventuels risques : elle ne représente en aucun cas la limite au-delà de laquelle la santé serait mise en péril.
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