 | | [ 14/10/2001 18:19 ] La FEFAC, en tant que représentant de l'Industrie européenne des aliments des animaux, a tenu à exprimer, dans un communiqué, toute sa déception en ce qui concerne le nouvel accord, entre le Parlement Européen et le Conseil, sur la Directive concernant l'étiquetage des aliments composés. |
Le président de la FEFAC, Yves Montecot, a qualifié l'accord sur la Directive européenne (79/373/CE), conclu le 11 octobre, de "faux compromis qui ne contribue en rien à l'amélioration de la sécurité des aliments pour animaux. La déclaration des pourcentages des ingrédients n'aurait pas évité l'apparition de l'ESB ni la contamination par la dioxine", indique le communiqué.
Pour Yves Montecot, le nouvel accord du PE et du Conseil ne répond ni à la demande de garanties sur la sécurité des matières premières des fabricants d'aliments, ni à celle éleveurs et des consommateurs.
Selon la fédération, la déclaration de pourcentages des ingrédients s'est avérée dans le passé comme une "usine à gaz" car elle n'est ni praticable ni contrôlable. Il est dommage de constater que les décideurs n'ont pas retenu les leçons de la crise de l'ESB.
De plus, selon Yves Montecot, les fabricants étaient prêts à déclarer ouvertement, c'est-à-dire par ordre décroissant, tous les composants qui entrent dans la fabrication des aliments composés, à l'image de l'étiquetage des denrées alimentaires. Il faut noter que les exigences sont désormais supérieures à celles exigées pour les denrées alimentaires, souligne le communiqué.
Enfin, la FEFAC mentionne que les fabricants d'aliments composés produisent 1/3 de tous les aliments pour animaux (125 Mio de t sur 394 Mio de tonnes consommées annuellement). Ceci veut dire, selon la FEFAC, que le nouvel accord ne donne pas une information complète aux consommateurs car ils n'obtiennent aucune information sur les 2/3 des aliments consommés annuellement par les animaux de la ferme.
La FEFAC déclare se réserver le droit d'examiner la validité juridique de ce nouvel accord, qui a toujours selon la fédération, "un effet discriminatoire et ira peut-être à l'encontre du principe de base de la propriété".
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