 | | [ 13/08/2002 9:01 ] Une nouvelle méthode d'analyse permet désormais de détecter non seulement la présence de résidus d'antibiotiques de la famille des nitrofuranes, mais également celle de leurs métabolites. Lors de premiers contrôles effectués sur la base de cette nouvelle méthode, des métabolites des nitrofuranes ont été mis en évidence, en Suisse également, dans quelques échantillons de produits importés à base de volaille. |
En février et en mars derniers, des résidus de nitrofuranes ont, dans l'UE, été détectés dans des fruits de mer et de la viande de volaille en provenance d'Asie du Sud-Est et d'Amérique du Sud. Depuis, des produits importés entre autres de pays du Sud-Est asiatique ont fait l'objet de contrôles. De nouvelles méthodes d'analyse ont été mises au point, qui permettent de déceler non seulement les nitrofuranes, mais leurs métabolites, lesquels sont dotés d'une durée de vie plus longue que les molécules parentales et comportent également des risques pour la santé.
Les Offices vétérinaire et de la santé publique suisses à Berne ont annoncé le 12 août que la nouvelle méthode d'analyse est actuellement introduite en Suisse.
En raison de premiers résultats positifs recueillis lors de contrôles effectués de sa propre initiative par l'industrie alimentaire, les autorités ont soumis plusieurs échantillons de produits à base de volaille à des tests fondés sur cette nouvelle méthode. Des métabolites des nitrofuranes ont ainsi été décelés dans des aliments en provenance de plusieurs abattoirs chinois; en revanche, la recherche de ces substances dans des prélèvements venant d'autres pays (Allemagne, France, Hongrie) s'est avérée négative. Sur la base de ces résultats, les importations en provenance des entreprises concernées ont été suspendues. Des évaluations ultérieures établiront si le problème se limite à la Chine et à la viande de volaille.
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