 | | [ 17/09/2002 13:36 ] Lors de sa réunion des 12 et 13 septembre 2002, le Comité Scientifique Directeur européen (CSD), après examen des données les plus récentes relatives à la présence éventuelle de l'agent pathogène de l'ESB dans les boyaux de mouton, a conclu qu'il n'y avait aucune preuve supplémentaire nouvelle justifiant l'ajout des boyaux de mouton dans la liste des matériaux à risques spécifiés. |
Eu égard à l'ESB, le CSD avait attendu pour formuler ses conclusions en ce qui concerne les boyaux de mouton, que de nouvelles données et évaluations des risques soient devenues disponibles.
Bruxelles indique que le CSD a récemment reçu trois nouvelles analyses concernant le risque d'exposition à l'agent de l'ESB lié à l'utilisation de boyaux naturels pour la fabrication de saucisses.
Après examen de ces données le CSD estime qu'on peut conclure "qu'il n'y a à l'heure actuelle aucune raison d'inclure les boyaux de mouton dans la liste des matériaux à risques spécifiés aussi longtemps qu'il n'y a aucune preuve de la présence de l'ESB chez les petits ruminants et qu'il n'y a aucun indice d'une probabilité accrue que tel soit le cas".
Néanmoins ajoute le communiqué, "si jamais l'on suspectait ou prouvait la présence de l'ESB chez les moutons, c'est l'approche toute entière en matière de MRS chez les petits ruminants qui devrait être revue. Il y aurait lieu, dans ce cas, d'envisager l'inclusion éventuelle dans la liste des MRS, des intestins, des ganglions lymphatiques, du sang et du système nerveux périphérique, à moins que la présence d'une infectiosité de l'ESB puisse être exclue sur la base du génotype, de l'âge, des résultats de tests d'EST, de la certification des troupeaux et/ou de l'origine géographique".
Par ailleurs, le CSD a également adopté trois avis sur le risque géographique d'ESB pour Israël, Malte et la Slovénie. Ces 3 pays sont considérés comme présentant tous un « risque de niveau III », ce qui signifie que la présence d'un ou de plusieurs bovins cliniquement ou pré-cliniquement porteurs de l'agent de l'ESB est probable mais non confirmée, ou confirmée à un moindre niveau.
Enfin, le Comité estime que "les résultats des recherches récentes en matière de transmission de l'infectiosité de l'ESB par transfusion sanguine entre un mouton expérimentalement infecté et un mouton sain renforcent les conclusions et les recommandations formulées dans des avis précédents sur la sécurité du sang humain et du sang des ruminants, mais qu'il n'y a pas lieu de réviser ces avis. Ces avis contiennent des recommandations concernant la sécurité d'utilisation du sang humain et le recyclage ou l'élimination du sang des ruminants".
En juin dernier le DEFRA recommandait à l'Europe d'interdire les boyaux de moutons
De son côté l'AFSSA a rendu public en mai dernier un avis dans lequel les scientifiques continuaient de recommander que soit prise en compte l’éventualité de la présence de l’agent de l’ESB pour l’évaluation et la maîtrise des risques liés aux ESST chez les petits ruminants
Voir Dossier ESB
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