Agriculteurs comme éleveurs bio doivent se résoudre à faire ce constat amer, la consommation de produits bio ne parvient pas à décoller et se trouve loin des 5% du marché espérés il y a quelques années alors que le nombre de producteurs ne cesse de croître.
Victimes de "leur succès" les producteurs de lait bio luttent pour leur survie, à l'image des adhérents du GIE Biolait, (350 producteurs en majorité dans le grand-ouest ), créé en 1994 en Loire-Atlantique avec pour objectif d'offrir un prix du lait bio identique à tous ses adhérents, quelles que soient leur référence laitière et leur situation géographique.
A la création du GIE, ils n'étaient que 9, aujourd'hui ils sont 350 à avoir franchi le pas de la reconversion bio largement encouragée et financée par l'Etat, alors que le "Bio" était à la mode, la demande forte. Aujourd'hui la situation a changé et le GIE est contraint de livrer 40 % de ses volumes au prix du lait conventionnel payé 0,32 € au lieu de 0,43 € le litre pour le bio.
Aujourd'hui force est de constater que le consommateur est moins attiré par le produit "bio", souvent considéré comme trop cher (un litre de lait bio peut coûter deux à trois fois plus cher qu'un litre de lait conventionnel).
Ce constat de baisse de l'attrait des produits "bio" étant fait aussi chez nos voisins allemands, ou autrichiens, on ne sera pas étonné de trouver des laits "bio" en provenance de ces deux pays sur le marché français, accentuant davantage son déséquilibre.
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