 | | [ 29/10/2002 10:55 ] La FEFAC, en tant que représentant de l’industrie européenne des aliments des animaux, a invité ses membres et tous les partenaires - y compris l’industrie agroalimentaire et les
autorités compétentes pour une journée d’étude le 16 octobre 2002 en vue de tirer les conséquences de la contamination de certaines denrées alimentaires et d’aliments pour animaux par l’hormone stéroïdienne MPA. |
La FEFAC, dans un communiqué rappelle que :
- L’origine de la contamination se trouve au niveau de la filière de traitement de déchets pharmaceutiques dangereux de l’entreprise américaine WYETH, située en Irlande, déchets qui auraient dû être éliminés.
- Selon les recherches effectuées par les autorités compétentes, le sirop de glucose contaminé par l’hormone MPA produit par l’entreprise de traitement de déchets BIOLAND a été acheminé, pour l’essentiel, sur une période de trois mois, c.-à-d. de mars à mai 2002, vers des éleveurs mélangeant eux-mêmes leurs aliments pour animaux, une autre partie ayant été mélangée aux mélasses dirigée vers la production commerciale d’aliments composés pour animaux. Il convient de souligner que les mesures de gestion prises rapidement par les Etats membres et les entreprises impliquées (blocage des élevages concernés, rappel des aliments suspects) ont permis d’éviter tout risque pour les consommateurs de produits animaux.
Néanmoins cette affaire a conduit les membres de la FEFAC, en accord avec ses partenaires de la filière, à tirer les leçons suivantes pour éviter qu ‘un tel incident ne se reproduire :
- Le contrôle officiel et la mise en place de systèmes d’auto-contrôle au niveau des traitements des déchets doit être renforcé. En outre, une entreprise ne devrait pas bénéficier à la fois d’un agrément officiel pour le traitement des déchets et pour la production des aliments pour animaux.
- L’approvisionnement en matières premières doit se faire à partir d’origines bien identifiées, sur base d’une analyse des risques.
- Des systèmes d’auto-contrôle de type HACCP sont nécessaires à tous les niveaux des filières des produits animaux.
Le « droit à produire » doit être basé sur une habilitation délivrée par un organisme certificateur agréé tiers.
- Les mélangeurs à la ferme doivent être inclus dans les systèmes de contrôle.
- Le contrôle de qualité, les audits et le monitoring doivent se concentrer sur les points à risque dans la filière de production.
- Les producteurs doivent supporter les coûts des systèmes d’assurance-qualité et du monitoring.
- Des sanctions sévères doivent être prévues pour les risques évitables.
- Le certificat doit être délivré à l’entrepreneur.
- Les autorités doivent clairement informer les consommateurs sur les risques par rapport à l’incident
- Une réglementation qui clarifie les responsabilités respectives entre les autorités et l’industrie en cas d’incident doit être établie.
Enfin La FEFAC déclare qu' elle "veillera à ce que ses conclusions soient prises en compte dans la rédaction de ses propres lignes directrices pour la mise en place d’un code de bonnes pratiques de fabrication d’aliments composés et soutiendra les autorités européennes pour le lancement d’un nouveau règlement sur l’hygiène en alimentation animale, qui visera à étendre l’obligation d’un agrément officiel à tous les fournisseurs de matières premières destinées à l’alimentation animale".
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Dossier Sécurité alimentaire
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