 | | [ 30/10/2002 16:31 ] Dans cet ouvrage, Frédérick Lemarchand, docteur en sociologie et chargé de mission pour le CRIIGEN, entend "explorer parallèlement deux champs de production du risque que sont le nucléaire et la génétique à partir d’un point de vue critique à la fois sociologique et anthropologique". |
Le développement immaîtrisé des sciences, des techniques et du marché, repoussant sans cesse les limites du faisable et du socialement acceptable, a produit de nouvelles formes de menaces, risques potentiels ou catastrophes avérées, auxquelles nous n’étions pas préparés : Tchernobyl, déchets nucléaires, vache folle, OGM, clonage, amiante, attentas du 11 septembre, anthrax,…
Nous vivons de fait dans une société épidémique. Or, la vulnérabilité des hommes, de la nature et du politique se manifeste à un degré jamais atteint, alors même que la vieille culture dont nous disposons pour affronter l’épidémie n’est plus à la hauteur et conduit le plus souvent à des pathologies sociales par la production de boucs émissaires.
Cet ouvrage entend explorer parallèlement deux champs de production du risque que sont le nucléaire et la génétique à partir d’un point de vue critique à la fois sociologique et anthropologique. C’est du même point de vue que l’auteur analyse les réponses politiques et éthiques dont est porteuse la société au travers des « nouveaux romantismes éclairés », que sont l’écologie politique et le mouvement paysan.
Frédérick Lemarchand, trente quatre ans, docteur en sociologie. Dans l’héritage de la théorie critique, il poursuit des recherches, depuis 1996, au Laboratoire d’Analyse Sociologique et Anthropologique du Risque (LASAR) de l’Université de Caen sur les aspects fondamentaux des sociétés technoscientifiques en France et en ex-Union Soviétique. Il est également chargé de mission pour le CRIIGEN (Comité de recherche et d'information ndépendantes sur le génie génétique)
Cet ouvrage est édité par l'Harmattan au prix de 23€
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