L'animal faisait partie d'un programme d'expérimentation mené par l'Institut de santé animale de Compton, dans le Berkshire.
Le communiqué précise que l'inoculation s'est faite selon un procédé expérimental, c'est-à-dire directement dans le cerveau de l'animal anesthésié, ce qui naturellement ne correspond pas à une voie naturelle d'infection.
Ce programme de recherche comprend un certain nombre de moutons de génotypes différents, importés de Nouvelle Zélande, lesquels sont inoculés avec du matériel cérébral provenant de bovin atteint d'ESB.
Si on savait déjà que le mouton pouvait être infecté expérimentalement par l'ESB, en revanche , comme le précisait Isabelle Palhière de la Station d'Amélioration Génétique des Animaux de l'INRA-Toulouse lors d'une conférence au Space de Rennes , "A l'exception d'un cas de plus en plus inexpliqué de mouton Suffolk rapporté par un auteur japonais en 1995, aucun animal homozygote ARR, c'est-à-dire porteur de deux copies de l'allèle ARR (ARR/ARR), n'a jamais été détecté parmi les animaux atteints de tremblante. Ces ovins ARR/ARR semblent également résistants à l'inoculation expérimentale par l'ESB .... En outre, les résultats disponibles indiquent que les ovins ARR/ARR ne sont pas des porteurs de contamination de l'agent de la tremblante ni de l'ESB. "
Cette découverte devrait être présentée dès demain au Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, indique le DEFRA.
Voir aussi notre dossier Tremblante du mouton
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