 | | [ 28/11/2002 13:48 ] L’Afssa informe les amateurs de champignons sauvages qu’une espèce habituellement classée comme comestible, portant le nom de
Tricholome équestre (Tricholoma equestre, Tricholoma flavovirens), également connu sous le nom de "Chevalier" ou " Bidaou " ou encore " Jaunet ", peut s’avérer dangereux pour la santé après consommation répétée en un laps de temps court. |
L'Afssa cite une étude française parue en 2001 dans le New England Journal of Medicine rapporte 12 cas de rhabdomyolyses aiguës (destruction des cellules musculaires), survenus dans le Sud-ouest de la France entre 1992 et 2000. Au cours de cette période, trois de ces cas ont été mortels.
Le temps de latence varie de 24 à 72 heures après le dernier repas. Les premiers signes associent une fatigabilité musculaire anormale, des douleurs musculaires prédominant au niveau des hanches et des épaules ainsi que des sueurs.
Les troubles digestifs sont mineurs voire absents. Dans les formes graves, l’atteinte musculaire peut se compliquer d’une fièvre, de troubles métaboliques, d’une insuffisance rénale et d’une myocardite.
Il n’existe pas actuellement de dose toxique connue. A titre indicatif, Santé Canada, recommande aux amateurs de ne pas consommer plus de 100 grammes (avant cuisson) de tricholome équestre par semaine. L’Office Fédéral Suisse de la Santé Publique va plus loin et conseillait en novembre 2001, à titre préventif , de ne pas consommer ce champignon.
Le Tricholome équestre est surtout fréquent dans le Sud-ouest de la France (mais on peut le retrouver dans toutes les régions françaises) sur des sols plutôt secs, siliceux et acides, souvent en présence de résineux.
L’Afssa rappelle aux amateurs de champignons sauvages de ne consommer que des produits parfaitement identifiés comme comestibles et au moindre doute concernant une éventuelle intoxication de consulter un médecin. Il est également recommandé de conserver les restes de la cueillette afin de permettre une identification des champignons suspects.
La réflexion se poursuit afin de mieux cerner le risque lié à l’ingestion de ce champignon et de dégager des recommandations relatives à sa consommation.
Voir Dossier Sécurité alimentaire
Site à découvrir : L'atlas des champignons
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