 | | [ 28/11/2002 17:32 ] Dans un communiqué daté du 28 novembre, la Confédération paysanne réaffirme son opposition totale à un dispositif qui, selon elle, lierait l'attribution de l'enveloppe de flexibilité à l'engagement des éleveurs dans "la Charte des bonnes pratiques ". |
Le ministère de l'Agriculture a rendu publiques les évolutions concernant les modalités d'attribution de l'enveloppe de flexibilité bovine pour les prochaines années. Cette enveloppe budgétaire européenne est attribuée selon des critères d'éligibilité propres à chaque Etat membre. En France, elle est essentiellement utilisée comme complément de la Prime à l'abattage des Bovins pour les femelles de plus de 8 mois indique le syndicat
Selon la Confédération paysanne les leçons du passé n'ont pas été tirées. " En fixant un âge d'accès trop bas, ce dispositif n'a pas joué son rôle dans l'oricntation de la production en faveur d'animaux produits à l'herbe sur des cycles longs. Il a au contraire créé un effet d'aubaine, provoquant l'afflux de jeunes génisses sans débouchés, car engraissées intensivement. Aujourd'hui, les cours des génisses sont au plus bas et leur marché est désorganisé. A cause d'un nombre de plus en plus élevé de génisses à primer, le montant unitaire de l'aide sera réduit de moitié pour les génisses de race à viande alors que les vaches allaitantes de moins de 12 ans, nouvelle catégorie introduite, pourront prétendre à une aide de 30 €, Un plafond à 90 UGB est introduit ".
La Confédération paysanne regrette ce mode d'attribution conduisant à un saupoudrage. Selon le syndicat, il aurait été préférable de créer une incitation forte sur une catégorie d'animaux bien ciblée (les génisses âgées par exemple) avec un plafond plus faible assurant une meilleure répartition de l'aide.
Pour la Confédération paysanne " la modification la plus scandaleuse réside dans le fait qu'à partir de 2004, l'enveloppe de flexibilité ne sera accessible qu'aux éleveurs engagés dans la "Charte des bonnes pratiques ". Le syndicat considère comme " inacceptable que l'adhésion à une démarche privée, initiée par l' interprofession, puisse conditionner l'accès à des aides publiqites censees compenser des baisses de prix subies par tous les éleveurs sans discrimination " ajoutant que la " Charte des bonnes pratiques " reste , selon elle, une démarche très contestable : "son contenu se limitant au respect de la. réglementation en vigueur, elle désigne par défaut les non signataires comme autant de potentiels fraudeurs ".
Selon la Confédération " derrière une volonté de réassurance auprès des consommateurs, elle (la Charte de bonnes pratiques) fournira des arguments supplémentaires aux industriels et à la grande distribution pour un nivellement de la quajité et des prix par le bas et donc n'entraînera aucune pjus-value pour les éleveurs signataires " .
Enfin la Confédération Paysanne dit qu'elle réaffirme son "opposition totale "à un dispositif qui lierait l'attribution de l'enveloppe de flexibilité à l'engagement des éleveurs dans la Charte des bonnes pratiques. Elle déconseille de signer cette charte, qui pour le syndicat est "une porte d'entrée vers une autre imposture qu' est "l'agriculture raisonnée" .
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