 | | [ 18/10/2001 14:12 ] La féverole intéresse de nouveaux producteurs comme alternative au pois dans certains secteurs, ainsi que des éleveurs, conventionnels ou bio, désireux d’acquérir une autonomie en protéines végétales. |
La culture de la féverole est en plein renouveau avec des surfaces qui ont plus que doublé en 2001 à 43 300 ha, selon l'UNIP.
La féverole intéresse de nouveaux producteurs comme alternative au pois dans certains secteurs, notamment en Picardie, Ile-de-France et Champagne crayeuse. Elle se développe également dans de nombreuses régions où des éleveurs, conventionnels ou bio, désireux d’acquérir une autonomie en protéines végétales, sont intéressés par sa rusticité.
Cependant, note l'UNIP, les fabricants français d’aliments ne consomment quasiment pas de féverole en raison d’une offre encore insuffisante mais aussi pour une question de prix : le prix d’intérêt des féveroles en alimentation animale est généralement inférieur aux prix de marché des autres débouchés et à celui du pois. Toutefois, certains fabricants, devant l’essor de cette culture, recommencent à s’y intéresser dans le cadre de filières locales, d’autant plus que de nouvelles variétés sans tannins et à forte teneur en protéines se développent (Gloria). La structure des débouchés de la féverole française est différente de celle du pois avec un créneau important en alimentation humaine (farine pour la meunerie et l’agro-alimentaire, en grande partie exportée).
Enfin, la culture de la féverole reste largement majoritaire parmi les cultures de protéagineux biologiques purs qui continuent à se développer fortement en France.
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