Après avoir pris connaissance de l'avis scientifique de la commission d'étude de la toxicité et de la proposition du comité d'homologation sur les effets du GAUCHO sur les abeilles, utilisé en traitement de semences de maïs et consulté l'ensemble des professionnels concernés, le gouvernement vient de faire savoir qu'il "souhaite approfondIr l'étude multifactorielle sur la cause de mortalité des abeilles initiée en 1999 en créant des zones d'observations où l'utilisation du GAUCHO sera suspendue, afin de comparer les effets de cene suspension avec les régions où le GAUCHO reste utilisé".
Ces zones seront déterminées avec l'ensemble des parties concernées et réparties sur tout le territoire national précise le communiqué.
Le gouvernement a également décidé de prolonger de 3 ans la suspension d'autorisation du GAUCHO pour le traitement de semences de tournesol, en considérant, qu' "à ce stade, aucun élément scientifique décisif n'est apparu dans l'intervalle qui soit de nature à revenir sur cefle décision ou à la durcir".
Le gouvernement a également annoncé
- la mise en place d'un réseau sanitaire de surveillance des troubles des abeilles sur l'ensemble des départements français et le renforcement de la surveillance des pratiques apicoles et agricoles par les 2280 délégués sanitaires apicoles, en lien avec les DDSV (1) et les DRAP (2).
- la mise en place de conditions sanitaires strictes d'importations et d'échanges des reines et des essaims d'abeilles, afin de prévenir l'introduction de parasites et de virus;
- la mise en place d'un dispositif permettant la sécurisation de l'usage du médicament vétérinaire dans la filière apicole et des conditions d'utilisation des mélanges de pesticides grâce à l'élaboration d'une liste positive de mélanges autorisés.
- la création d'un Institut technique de l'apiculture dont une des missions serait l'élaboration et la diffusion d'un guide de bonnes pratiques en apiculture.
Enfin, le gouvernement rappelle dans son communiqué que depuis 1999, la filière apicole française bénéficie d'aides cofinancées par l'Union européenne. Elles sont passées de 2,7 millions d'euros en 1999 à 3,6 millions d'euros en 2002. Elles comprennent pour 2003 une aide à la reconstitution des cheptels (1,1 millions d'euros), demandée par la France.
(1) DDSV : Direction départementale des services vétérinaires (2) Direction régionale de l'agriculture et de la forêt
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