Le rapport exige que soient fixés des objectifs et des calendriers clairs pour chaque État membre, avec pour objectif général et indicatif une réduction de 50% de l’usage de ces produits.
Pour y parvenir, la commission de l’Environnement réclame un cadre réglementaire frappant les pesticides de taxes et/ou autres prélèvements et appuie le projet de la Commission européenne d'empêcher les États membres de diminuer la TVA sur les pesticides. Elle entend également que les producteurs et les importateurs assument la responsabilité de la récupération et de l'élimination en toute sécurité des emballages de pesticides, des produits pesticides périmés et retirés du commerce. A cette fin, un système obligatoire de remboursement des avances serait instauré.
Le rapport plaide pour que soit décrétée au niveau européen une distance minimale obligatoire de sécurité de trois mètres à partir de toutes les eaux de surface en cas d'utilisation de pesticides. Sur la question controversée des OGM, il insiste sur "l'importance du principe de précaution" et note que rien n'indique que les OGM soient une alternative soutenable.
L'utilisation de pesticides est en hausse constante depuis 1996 et que, d'après les estimations de l'Organisation mondiale de la santé, ces produits seraient, selon ce rapport, responsables de quelque 3.000.000 de maladies et 220.000 décès par an dans le monde.
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