35% de la main d’œuvre permanente agricole en France sont des femmes. Le combat syndical des agricultrices a conduit à leur reconnaissance statutaire leur conférant des droits sociaux propres rappelle la Commission Nationale des Agricultrices de la FNSEA dans un communiqué diffusé à la veille de la Journée Internationale des Femmes
La nature même du métier d’agricultrice a notablement évolué au cours des dix dernières années : aux fonctions de production (traite, alimentation du cheptel, récolte…) se sont développées des fonctions de gestion comptable et administrative, et de commercialisation. Si bien que l’agricultrice développe des savoir-faire spécifiques et des compétences multiples.
Malheureusement, force est de constater encore aujourd’hui, que dans un milieu très majoritairement masculin, les fonctions techniques et de productions demeurent socialement plus valorisantes : la performance professionnelle se mesure à des indicateurs techniques. De même, en cas de reconversion professionnelle, il est plus aisé à un agriculteur de faire valoir ses compétences techniques dans la recherche d’un emploi salarié alors que madame, eut-elle des années d’enregistrement comptable et de gestion derrière elle, ne pourra prétendre à un poste de comptable.
Aussi, la valorisation du métier des agricultrices passe par la validation des acquis de l’expérience et la reconnaissance des différentes compétences mises en œuvre sur les exploitations. Par ailleurs, la validation d’équivalence entre la formation généraliste et les formations agricoles (pour tout ou partie) doit être facilitée afin d’alléger le parcours à l’installation notamment pour les agricultrices qui entrent dans le métier tardivement.
Tel est le message porté par Maryanick MEHAIGNERIE, présidente de la Commission Nationale des Agricultrices de la FNSEA à la Conférence sur l’Egalité organisée le 6 mars par Madame la Ministre déléguée à la Parité et à l’Egalité professionnelle, Nicole AMELINE.
La Journée Internationale des Femmes , une occasion de visiter le site Portraits de femmes, portrait de fermes
Un peu d'histoire : Réunie en 1910 à Copenhague, la Conférence internationale des femmes socialistes décide d’instituer une journée des femmes afin de servir, notamment " à la propagande en faveur du vote des femmes ".
L’initiative en revient à l’Allemande Clara ZETKIN (1857-1933) qui dirige de 1891 à 1917 Die Gleichheit (L’Egalité), importante revue (comptant jusqu’à 125 000 abonnés) et organe depuis 1907 de l’Internationale des femmes socialistes.
La date du 8 mars fut choisie par Lenine, en 1921, pour commémorer le jour (correspondant au 23 février dans le calendrier de la russie tsariste) où, en 1917, des ouvrières de Saint Petersbourg manifestèrent dans la rue pour demander du pain et le retour des hommes du front, déclenchant ainsi la révolution de février.
Depuis lors, cette journée se traduit à travers le monde par des débats, colloques, expositions ou manifestations. Les femmes prennent la parole pour exprimer leur souhait de voir améliorer leur place dans tous les domaines de la vie sociale, professionnelle et familiale.
En France, c’est en 1982 que le gouvernement socialiste a décidé de célébrer officiellement la journée internationale des femmes, le 8 mars de chaque année.
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