Le nouveau règlement plus sévère est "basé sur des recherches scientifiques et reflète la hausse prévue des demandes de permis pour la culture de plantes génétiquement modifiées à des fins pharmaceutiques et industrielles", selon le responsable du service d'inspection phytosanitaire et de la santé animale du département de l'Agriculture, Bobby Acord, cité dans un communiqué.
L'industrie biotechnologique américaine a développé un système de production agricole génétiquement modifiée de protéines qui sont, après la récolte, extraites des plantes et introduites dans toute une variété de médicaments arguant du fait que ce système revenait moins cher que la fabrication industrielle traditionnelle.
Pour éviter la contamination des cultures céréalières, en particulier, par ce type de cultures d'OGM, la nouvelle réglementation renforce les critères pour l'obtention des permis de produire, impose une série d'inspections officielles à différents stades de la campagne et oblige les agriculteurs à réserver un matériel particulier pour cette production.
Les zones de délimitation des champs de cultures d'OGM sont élargies passant de 25 pieds (7,5 m) actuellement à 50 pieds (15 mètres), bandes sur lesquelles aucune production agricole n'est autorisée.
Les conditions de stockage sont également plus sévères pour "minimiser le risque de dissémination des semences".
De plus le département de l'Agriculture va mettre en place des stages de formation pour les personnels chargés de mettre en oeuvre la nouvelle réglementation.
"Parce que les cultures génétiquement modifiées pour produire des composants pharmaceutiques et industriels ne doivent pas entrer dans l'approvisionnement alimentaire, nous pensons qu'il faut une réglementation très stricte", a affirmé M. Acord en annonçant de "nouvelles recommandations dans les prochains mois".
A l'adresse des mouvements anti-OGM, il a annoncé l'ouverture d'un "dialogue avec le public sur ce dossier".
Voir le communiqué de l'USDA (en anglais)
Voir Dossier OGM
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