 | | [ 24/10/2001 15:20 ] Dans un avis publié le 24 octobre, le CSD, Comité Scientifique Directeur européen indique que "à ce jour, il n'existe aucune preuve que l'ESB puisse être présente" chez les ovins et caprins et recommande, notamment, davantage de traçabilité dans les troupeaux. |
Selon le CSD, à ce jour, il n'existe aucune preuve que l'ESB puisse être présente chez les petits ruminants au stade expérimental. Cependant, les scientifiques n'excluent pas que des ovins aient été nourris, dans le passé, avec des farines de viandes et d'os potentiellement infectées et rappellent leur avis selon lequel le risque d'ESB chez les ovins ne peut être écarté.
Ils demandent que des recherches supplémentaires soient menées dans un certain nombre de domaines spécifiques afin de combler les lacunes actuelles dans les connaissances scientifiques et confirment que les avis émis précédemment en ce qui concerne le risque d'EST chez les petits ruminants restent valables.
La certification des troupeaux exempts de tremblante et d'EST, en corrélation avec une meilleure identification et un meilleur traçage des petits ruminants, constituent, selon le CSD , la meilleure option stratégique pour déterminer en sécurité l'origine des produits ovins et caprins et pour assurer la protection des consommateurs à plus long terme.
Néanmoins, les scientifiques recommandent de lever les incertitudes existantes en ce qui concerne la résistance des ovins aux EST avant d'introduire des programmes d'élevage d'animaux résistant aux EST dans l'Union.
Le CSD estime qu'il conviendra de réactualiser ses avis antérieurs sur les matériels à risques spécifiés qui doivent être prélevés de la chaîne alimentaire dès lors que l'ESB s'avérerait probable chez les ovins et les caprins. Le comité rappelle cependant son avis selon lequel le lait et les produits laitiers d'origine ovine et caprine ne représente pas un risque possible pour autant que le lait des animaux suspects soit exclu de la chaîne alimentaire.
C'est, rappelle Bruxelles, l'annonce de la confirmation possible de la présence d'ESB dans des cervelles d'ovins analysées dans le cadre d'expériences en cours, en août de cette année, au Royaume-Uni, par l'Agence britannique des normes alimentaires, qui a conduit à saisir le CSD de ces questions.
Or, le ministère britannique de tutelle pour ces expériences a indiqué le 18 octobre dernier que les cervelles datant du début des années 90 et qui ont été utilisées dans le cadre de ces tests ne convenaient pas pour ces besoins.
Voir aussi Royaume-Uni : 40 millions de moutons menacés Dossier ESB
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