le 20/10/2015 à 18:20

  • Imprimer
  • Envoyer à un ami

Loi de finances 2016 Le biodiesel menacé par le retrait de l’obligation d’incorporation dans le GNR

Le projet de loi de finances 2016 ne fait pas mention, comme les années passées, d’un taux d’incorporation obligatoire de biodiesel dans le gazole non routier. Une impasse qui inquiète la Fop, représentant les producteurs d’oléagineux et de protéagineux. Selon le syndicat, c’est la filière biodiesel toute entière qui est menacée.

Depuis plusieurs années, la filière biodiesel s'est développée grâce à l'instauration d'un taux d'incorporation obligatoire dans le gazole. Un taux d'incorporation renouvelé chaque année via les lois de finances. De 7 % en 2013, ce taux est passé à 7,7 % en 2014 et 2015. Mais contrairement aux années précédentes, le projet de loi de finances pour 2016 ne mentionne pas ce taux d'incorporation obligatoire. Un retrait qui inquiète la Fop, la Fédération française des producteurs d'oléagineux et de protéagineux.

« Dans le contexte actuel de crise agricole, et alors que les prévisions de revenu des producteurs d'oléoprotéagineux s'annoncent particulièrement mauvaises, ce report est un nouveau coup porté à des producteurs dont la situation est de moins en moins soutenable », commente Gérard Tubéry, le président du syndicat.

Le syndicat espère bien qu'il ne s'agit que d'un report et que le taux de 7,7 % d'incorporation obligatoire dans le GNR sera bien inscrit dans le projet de loi de finances rectificative.

Cette nouvelle source d'inquiétude pour les producteurs de colza intervient six mois après l'annonce par le groupe Total de la reconversion de l'activité de raffinage de pétrole brut du site de La Mède (Bouches-du-Rhône) vers la production de biocarburant à base d'huiles végétales, « dont une part importante sera issue d'huile de palme importée ». Une annonce qui avait « fait pleinement prendre conscience de la menace qui pèse sur l'avenir des productions d'oléoprotéagineux et de la filière nationale du biodiesel. »

TNC