le 27/05/2016 à 12:25

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Néonicotinoïdes, glyphosate Pour Orama, le gouvernement « sacrifie le secteur des grandes cultures »

Par des décisions qu’il juge arbitraires sur les néonicotinoïdes et le glyphosate, Orama estime que le gouvernement ignore délibérément les avis des autorités sanitaires européennes et mondiales et pourrait « sacrifier le secteur des grandes cultures » en France.

« Le gouvernement veut-il vraiment sacrifier le secteur des grandes cultures ? » C'est la question que se posent les producteurs français de céréales et d'oléoprotéagineux d'Orama. Le syndicat voit le gouvernement « adopter dans ces dossiers une attitude totalement arbitraire. »

« En prenant position pour une interdiction systématique des néonicotinoïdes en 2020, il ignore délibérément les avis mesurés des autorités de sécurité sanitaire française (Anses) et européenne (Efssa). En s'opposant à la réhomologation du glyphosate, il néglige sciemment les travaux de l'Efsa et ceux conjoints de la FAO et de l'OMS (JPMR) indiquant que ce produit n'est pas susceptible de présenter de risques de cancérogénicité dans les conditions où il est employé. »

Orama estime que l'utilisation des produits phytosanitaires serait en fait devenue la « monnaie d'échange de marchandages politiciens ». « Ces produits sont le gage d'une production de qualité et de l'abondance nécessaire. Laisser croire que l'on peut s'en passer est inconséquent, ce d'autant que les solutions d'aujourd'hui sont parfaitement évaluées et bien meilleures du point de vue de la santé et de l'environnement que celles d'hier. »

« Les producteurs français de céréales et d'oléoprotéagineux appellent nos gouvernants à prendre des décisions lucides plutôt que de sacrifier un pan majeur de notre agriculture et d'ajouter des tensions aux tensions. » explique Philippe Pinta, le président d'Orama.

TNC