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le 24/06/2016 à 16:00

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BREXIT Quelles conséquences sur l’économie générale et les marchés des actifs financiers ?

Brexit

Brexit

Le résultat du referendum au Royaume-Uni est désormais connu. Le « oui » l’emporte à une nette majorité. Dans ce contexte politique majeur, il convient de savoir raison garder en analysant les faits. Les experts de CM-CIC Asset Management proposent une première analyse objective quant aux impacts de cet événement politique sur l’économie et les marchés.

Les anglais ont choisi la voie du Brexit. Quelles pourraient en être les conséquences ?

1) D’un point de vue politique.

Après l’annonce de la démission prochaine du 1er ministre, la question reste de savoir qui aura l’autorité pour renégocier de nouveaux accords commerciaux avec les partenaires du Royaume-Uni dans les deux années qui suivraient l’évocation de l’article 50 du traité de Lisbonne ? En parallèle, l’Ecosse, plutôt pro-européenne, pourrait souhaiter se détacher de la position anglaise, et retrouver une relative indépendance.
Sur le continent européen, un débat devrait s’engager pour plus de fédéralisme (le poids de la zone euro passant de 71% à 86% dans l’Union Européenne avec le départ de la Grande-Bretagne). Mais certains partis populistes évoqueront probablement leur désir d’imiter les anglais. Encore faut-il auparavant accéder au pouvoir pour demander un éventuel référendum.

2) D’un point de vue économique.

Selon une récente enquête du FMI, une sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne aurait un impact « négatif et important » pour l’économie du pays. Dans un contexte de grande incertitude prolongée et de tensions durables sur les marchés financiers, le PIB britannique pourrait se contracter de 0,9% en 2017, avant un modeste redressement en 2018. Les secteurs les plus touchés seraient certainement la finance (la City ne bénéficierait plus du passeport européen lui permettant de commercialiser de nombreux produits financiers sur le continent) et l’immobilier.
En Europe continentale, les conséquences d’un Brexit seraient limitées. Elles sont évaluées à 0,2 point de PIB en moins sur l’ensemble de la zone euro l’année prochaine. En effet, sauf choc de confiance, la dynamique de la croissance est réelle et suffisamment forte en Europe (pour rappel, le PIB ayant progressé de 0,6% sur le 1er trimestre 2016) pour ne pas « dérailler » suite à un éventuel départ du Royaume-Uni du marché commun.
Dans le reste du monde, l’impact d’une « sortie anglaise » serait considéré comme négligeable sur le plan de l’activité.

3) Conséquences pour les actifs financiers.

La livre sterling a été le 1er indicateur à réagir en cédant presque 10% contre dollar (1,339), ainsi que le marché japonais en repli de 8,3% (14 910 sur le Nikkei).
Parmi les produits de taux, les opérateurs vont rechercher les actifs refuges, comme le Bund allemand, même si le rendement de ce dernier devient négatif ! Tandis qu’ils exerceront des pressions vendeuses sur les obligations bancaires et souveraines des pays périphériques.
Sur les marchés d’actions européens, à l’image de ce qui se passe depuis 3 semaines, la volatilité sera particulièrement élevée. La victoire du « out », source d’incertitudes immédiates, va être sanctionnée par les investisseurs.
Un repli de l’ordre de 10% peut être envisagé lors des prochaines séances à partir des cours de clôture du 23 juin 2016 (4 465 sur l’indice CAC 40), ce qui devrait amener les principaux indices européens sur les points bas déjà touchés en février dernier (3 900 pts sur le CAC 40 et 2 700 sur l’indice Euro Stoxx 50).
La sanction peut-elle être plus sévère ? Même si dans l’émotion, tout est possible, plusieurs éléments laissent à penser que les marchés financiers devraient résister sur ces niveaux. En effet, les investisseurs avaient partiellement intégré un scénario de Brexit (sauf dans les derniers jours, mais avec un volume limité), qui se reflète dans les retraits de capitaux des marchés actions, dans la nette contre-performance des indices européens vis à vis des indices américains, et par la souscription de produits de couverture.
Par ailleurs, les banques centrales (BCE et BoE) devraient intervenir si cela était nécessaire pour stabiliser les marchés de capitaux.
Mais il conviendra avant tout de s’appuyer sur les fondamentaux macro-économiques de la zone euro qui montrent depuis le début de l’année des signes rassurants. La croissance de l’activité au 1er trimestre a été soutenue, et ne devrait pas être remise en cause sur l’ensemble de l’exercice 2016. Un repli significatif des valeurs européennes rendraient donc celles-ci rapidement attractives, tant par leur niveau de valorisation, que par le rendement élevé (4%) qu’elles pourraient procurer.
La victoire du leave va provoquer une remontée du stress, mais la situation ne sera en rien comparable à celle vécue en 2011. La pérennité de la zone euro n’est pas remise en question, le secteur bancaire n’est plus considéré comme un maillon faible, et la BCE « veille au grain ».
Par conséquent, dans un contexte où les marchés obligataires offrent peu d’espoir de rentabilité, les investisseurs, en attente d’opportunités depuis plusieurs semaines, devraient employer une partie de leurs liquidités pour se positionner sur de réelles opportunités dans une optique de moyen terme.

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Ce document a été produit à titre d’information seulement. Il ne constitue pas un conseil en investissement. CM-CIC Asset Management et son personnel ne sauraient être tenus responsables de toute décision prise ou non sur la base d’une information contenue dans ce document, ni de l’utilisation qui pourrait en être faite par un tiers.

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