le 26/08/2016 à 07:25

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« #tousalaval » A la Maison du lait, réunion cruciale entre Lactalis et ses OP

Les centaines d'éleveurs bloquant depuis lundi l'entrée de Lactalis à Laval ont rebaptisé le rond-point du zoom "rond-point de la honte du lait". (©@JABretagne)

Les centaines d'éleveurs bloquant depuis lundi l'entrée de Lactalis à Laval ont rebaptisé le rond-point du zoom "rond-point de la honte du lait". (©@JABretagne)

[mis à jour à 22h16] Trois jours après le début du blocus du rond-point d’accès à l’usine Lactalis de Laval, les organisations de producteurs et les représentants du géant laitier sont réunis jeudi 25 août depuis 14h pour tenter de trouver une issue au conflit. A 22h, les 12 participants négociaient toujours... A Laval, les centaines de producteurs sont prêts à rester « au-delà du week-end », « jusqu’à l’obtention d’un prix juste », avec un engagement « si possible jusqu’à la fin de l’année ».

[mis à jour à 22h16]

D epuis lundi soir, à Laval, des centaines de producteurs de lait se relaient jour et nuit pour bloquer le rond-point du zoom, principale porte d'accès au site Lactalis. Les éleveurs entendent y rester jusqu'à l'obtention d'une revalorisation du prix du lait, le numéro un mondial étant considéré comme le plus mauvais payeur des collecteurs de lait ces derniers mois, et accusé de tirer encore les prix vers le bas.

Lactalis avait annoncé un prix du lait payé au producteur de 256 €/1 000 l pour le mois d'août, soit 10 à 30 € de moins que les autres collecteurs.

« Nous, on veut une visibilité jusqu'à la fin de l'année et un engagement écrit sur une nouvelle méthode de fixation du prix du lait », a déclaré Florent Renaudier, de la FNPL. Le représentant syndical participe cet après-midi, à la Maison du lait à Paris, siège de l'interprofession laitière, à une première réunion entre les représentants de Lactalis et ceux de ses organisations de producteurs, assisté par le syndicalisme agricole.

Toujours pas d'accord après 8 heures de négociation

A la Maison du lait, le huit-clos a démarré autour de 14h. Douze personnes sont autour de la table de la salle prêtée par le Cniel, l'interprofession laitière. Les trois médiateurs, dont Francis Amand, sont entourés de trois représentants du géant laitier et six représentants des organisations de producteurs Lactalis. « Il n'y a pas de représentants du syndicalisme », assure-t-on au Cniel, même si certains participants, outre leurs responsabilités dans les OP Lactalis, sont également responsables syndicaux, comme Florent Renaudier, administrateur à la FNPL ou Sébastien Amand, de la FDSEA de la Manche.

Après plus de deux heures de réunion, les journalistes - agricoles et généralistes - particulièrement nombreux, patientant dans une salle à proximité du hall de la maison du Lait, ont été informés d'une « suspension de séance », avant une reprise de la réunion. Les participants à la réunion envisagaient de la terminer autour de 18h, mais vers 21h30, le médiateur des relations commerciales est venu à la rencontre de la presse, pour simplement expliquer que les négociations se poursuivaient. A 22h, représentants de Lactalis et des OP discutaient toujours.

Cette réunion est cruciale car son issue déterminera la suite du mouvement à Laval. Sur le rond-point rebaptisé "rond-point de la honte du lait", les producteurs venant de plusieurs dizaines de départements - du Finistère jusqu'au Nord et le Loir-et-Cher - sont d'ores et déjà organisés pour tenir le siège bien au-delà du week-end "jusqu'à l'obtention d'un prix juste".

#tousalaval les @JeunesAgri au rond point de la honte ... pic.twitter.com/9tQ6taAFVU

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TNC