le 14/09/2016 à 07:25

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Au Space à Rennes La Confédération paysanne manifeste et présente son plan d’urgence

Des agriculteurs de la Confédération paysanne, mardi 13 septembre 2016, devant le stand de Sodiaal au Space 2016. (©TNC)

Des agriculteurs de la Confédération paysanne, mardi 13 septembre 2016, devant le stand de Sodiaal au Space 2016. (©TNC)

Comme elle l’avait fait lors de la précédente édition, la Confédération paysanne a manifesté dans les allées du Space, à Rennes, avec plusieurs « arrêts aux stands » pour dénoncer, tour à tour, l’inaction ou le manque de réactivité de la Draf, des coopératives, ou encore des chambres d’agriculture, notamment.

Une quarantaine de producteurs de la Confédération paysanne ont arpenté, banderoles à la main, les allées de la 30e édition du Space, mardi 13 septembre 2016. Comme ils l'avaient fait lors de la précédente édition du salon, les éleveurs du syndicat minoritaire ont enchaîné les « arrêts aux stands » pour rappeler leurs revendications. Ils ont ainsi échangé avec Damien Lacombe, président de Sodiaal, avec Jacques Jaouen, président de la chambre régionale d'agriculture de Bretagne, et avec des représentants de la Draf, entre autres.

La Confédération paysanne en a profité pour présenter un « plan d'urgence » « pour soutenir chaque foyer et chaque ferme touchés par la crise ».

Le syndicat estime d'abord que c'est aux DDT d'assurer le rôle d'accueil, d'information et d'orientation sur les différentes aides et dispositifs existants. « Ce rôle ne peut être assuré par la MSA, qui est souvent le premier créancier des paysans. »

« Faire bouillir la marmite et faire tourner la ferme »

Pour « faire bouillir la marmite », comme l'expliquait son porte-parole Laurent Pinatel il y a quelques jours, le syndicat demande à favoriser l'accès à la prime d'activité, en traitant les demandes dans un délai de 15 jours, et souhaite un « déclenchement automatique de l'instruction pour les autres aides ».

Selon la CP, le fonds social de la MSA pourrait aussi financer la gratuité du service de remplacement « pour que les paysans puissent souffler ou en cas d'arrêt maladie ».

Par ailleurs, pour « faire tourner la ferme », il faut d'abord « une aide à la trésorerie de 5 000 à 10 000 €, une « prise en charge de la TFNB », et un moratoire sur les échéanciers de paiement à tous les créanciers.

La CP souhaiterait que soient autorisées les cessions de semences de ferme sans passer obligatoirement par un organisme stockeur, et demande des aides plus importantes pour les nouveaux installés. Surtout, le syndicat considère que les agriculteurs sont peu informés sur les procédures amiables et collectives, « procédures qui permettent de protéger leur outil de production ».

TNC