le 29/09/2016 à 16:25

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Couverts d'interculture L'hélico pour semer dans les maïs encore sur pied

Euralis propose un service de semis de couverts végétaux par hélicoptère dans les maïs encore sur pied. (©Euralis)

Euralis propose un service de semis de couverts végétaux par hélicoptère dans les maïs encore sur pied. (©Euralis)

Les conditions de semis pour un couvert végétal derrière un maïs n'étant pas toujours idéales, Euralis propose à ses adhérents une prestation par hélicoptère juste avant la récolte, alors que la culture est toujours en place.

« Cette année, 750 hectares de couverts vont être semés par hélicoptère », se félicite Pascal Lalanne, responsable agronomique d'Euralis. La coopérative agricole du sud-ouest propose ce service depuis l'année dernière. Les agriculteurs qui ont choisi de s'inscrire dans le système de la certification maïs, notamment, sont dans l'obligation d'implanter une couverture hivernale des sols dans les quinze jours après la récolte. Ceux situés en zones vulnérables sont également concernés. Bernard Etchevest, polyculteur éleveur à Denguin, dans les Pyrénées-Atlantiques, n'appartient à aucune de ces deux catégories mais choisit de semer des couverts végétaux pour l'intérêt agronomique de la pratique. « Pour éviter de laisser la terre nue pendant l'hiver, concurrencer les adventices, capter l'azote pour la culture suivante et améliorer la structure du sol. »

Selon la composition du couvert, il peut aussi protéger de l'érosion en limitant le ruissellement, lutter contre certaines pollutions et fertiliser le sol par l'apport de matières organiques. « Le couvert végétal constitue un véritable engrais vert pour la culture qui suit. Il restitue azote, potasse, phosphore, calcium, magnésium, soufre. Les cultures de maïs qui viennent après un couvert réussi sont toujours plus belles que celles qui n'en ont pas bénéficié », confirme Pascal Lalanne. Actuellement, plus de 10 000 hectares de couverts végétaux sont semés mécaniquement après la récolte de maïs.

Pas plus cher et quel gain de temps !

Il n'est cependant pas toujours évident, après la récolte du maïs, d'avoir de bonnes conditions pour semer. « Nous avons donc eu l'idée de le semer juste avant par hélicoptère », explique Pascal Lalanne. « Les espèces doivent s'adapter à ce mode d'épandage, pas trop lourdes et ne nécessitant pas d'être enfouies. Même si, en passant, la moissonneuse-batteuse enfonce un peu les graines. Et les tiges de maïs broyées leur offrent un mulch protecteur. » La récolte doit ensuite avoir lieu dans les cinq jours pour ne pas risquer d'abîmer les graines qui auraient germé.

Pascal Etchevest implante une cinquantaine d'hectares de couverts en interculture entre ses maïs doux, ensilage et grain. Il a fait appel à l'hélicoptère pour 15 ha cette année. « Comparée aux trois interventions, déchaumage, semis et passage du rouleau, soit environ une heure passée à l'hectare, je pense que la prestation, achetée 85 €/ha, ne revient pas beaucoup plus cher, sans compter le gain de temps ! » L'agriculteur a opté pour un mélange avoine, vesce et trèfle. « Un choix raisonné selon la date de récolte des maïs, la méthode de destruction du couvert et l'intérêt agronomique recherché. »

TNC