le 20/03/2017 à 18:25

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Importations de viande L'UE veut la garantie de ne pas recevoir de viande avariée du Brésil

La Commission européenne a demandé aux autorités brésiliennes de s'assurer que les entreprises impliquées dans un scandale de viande avariée au Brésil n'exportent plus vers l'UE, a indiqué lundi un porte-parole.

« Nous avons demandé au Brésil de retirer immédiatement tous les établissements impliqués dans la fraude de la liste » des sociétés approuvées par l'UE pour l'exportation, a déclaré Enrico Brivio. Le Brésil est ainsi exhorté à suspendre la certification de ces entreprises, en attendant qu'elles soient définitivement retirées de la liste, a-t-il expliqué.

Le démantèlement vendredi d'un vaste réseau de viande avariée a immédiatement fait réagir les partenaires commerciaux du Brésil, dont l'UE. Le géant sud-américain est le premier exportateur mondial de viande bovine et de volaille. Sur 21 entrepôts frigorifiques soupçonnés d'avoir commis des irrégularités, quatre ont une licence d'exportation vers l'Union.

« La Commission suit (le dossier) de très près avec les Etats membres et nous faisons preuve d'une vigilance supplémentaire dans les vérifications obligatoires sur les importations de produits issus d'animaux en provenance du Brésil », a ajouté Enrico Brivio. Jusqu'à présent aucune alerte n'a été déclenchée sur des produits importés et commercialisés dans l'UE.

Le principal syndicat européen d'agriculteurs Copa-Cogeca a saisi l'occasion pour appeler de nouveau à la prudence dans les négociations en cours entre l'UE et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) autour d'un accord de libre-échange. « Nous avons besoin d'accords commerciaux équitables et équilibrés dans le domaine agricole. Nous respectons des normes en matière de sûreté des aliments et de bien-être des animaux parmi les plus élevées au monde et il est indispensable que les importations vers l'UE les respectent », a commenté Pekka Pesonen, le secrétaire-général du syndicat.

« Toutes les exportations, actuelles ou futures, devront toujours respecter les standards élevés en matière d'alimentation et de sécurité établis par la législation européenne et appliqués au travers d'un système fiable de contrôle de certification », a assuré Daniel Rosario, un autre porte-parole de la Commission européenne.

Les négociateurs de l'UE et du Mercosur se retrouvaient justement lundi à Buenos Aires pour un nouveau round de négociations.

AFP