le 20/04/2017 à 18:25

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Les exportations dans le rouge Les industriels veulent rester optimistes et lancent un plan d’actions

Alors que l’excédent agroalimentaire français est tombé à son plus bas niveau depuis 23 ans, l’Ania voit quelques signes positifs en ce début 2017 et lance un plan d’actions « pour faire rayonner l’excellence des produits et des savoir-faire français ».

L’excédent des échanges agroalimentaires français a diminué de moitié en février 2017 par rapport à février 2016 et est tombé à son plus bas niveau depuis 1994.

La situation inquiète l’Ania, le syndicat des industries agroalimentaires. Mais les industriels veulent rester positifs. « Pourtant, des signes positifs sont également à noter pour l’export de produits agroalimentaires français », note l’association dans un communiqué. « Sur les deux premiers mois de l’année 2017 par rapport à la période équivalente de 2016, les exportations de produits agroalimentaires ont progressé de 5 %. Les contributions les plus significatives concernent notamment les boissons, le café, le thé, les biscuits mais aussi les jus de fruits. » Mais ni les céréales, ni les produits laitiers.

« Les perspectives de croissance à l’export sont nombreuses pour nos entreprises, nous souhaitons inspirer l’ensemble de notre secteur à oser l’aventure internationale » s’enthousiasme Michel Nalet, vice-président Europe et International de l’Ania et par ailleurs directeur de la communication de Lactalis

L’Ania lance ainsi deux nouveaux projets « de grande envergure pour faire gagner la France agroalimentaire à l'international » : « un programme inédit d’accompagnement des industries alimentaires en Chine et la mise en place d’un Club export agroalimentaire avec Business France. »

« Les exportations agroalimentaires de la France vers la Chine ont progressé de 15 % en 2016 par rapport à 2015 pour atteindre 1,86 milliard d’euros. La Chine représente 4,2 % des exportations agroalimentaires françaises, ce qui correspond environ à un tiers des exportations vers l’Asie. »

« Impératif de regagner des parts de marché »

L’objectif du projet de l’Ania vers la Chine est de « renforcer la présence des entreprises agroalimentaires » dans l’Empire du milieu. « Ce projet répond à deux ambitions principales : augmenter la part de marché des produits agroalimentaires européens et français en Chine et renforcer la notoriété de cette offre auprès des acheteurs et des consommateurs. »

Par ailleurs, l’Ania lance en partenariat avec Business France un « Club export agroalimentaire », destiné à mutualiser les informations, prospecter, et défricher de nouveaux marchés.

« Il est impératif que la France regagne des parts de marché à l’international et améliore sa balance commerciale. Nous devons augmenter le nombre d’industries alimentaires positionnées à l’export, favoriser leur investissement sur les marchés étrangers et accompagner nos entreprises dans leurs démarches » estime Jean-Philippe Girard, président du syndicat.

TNC