le 02/09/2017 à 10:25

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Académie d'Agriculture de France Quels bénéfices l'élevage peut-il tirer des avancées de la génétique?

L'élevage de demain devra répondre à une demande importante en quantité, en qualité et en respectant l'environnement.

L'élevage de demain devra répondre à une demande importante en quantité, en qualité et en respectant l'environnement.

L'avènement de la génétique a constitué une véritable révolution scientifique, puisqu'avec les lois de Mendel la biologie a tout d'un coup acquis la rigueur des mathématiques. Aujourd'hui, les orientations futures prévisibles des productions animales soulèvent des défis quantitatifs et qualitatifs importants.

Cette note est consacrée aux bénéfices que l'élevage des principaux mammifères et oiseaux domestiqués peut tirer des développements récents de la génétique.

Un aperçu est d'abord donné des améliorations intervenues dans le domaine des produits alimentaires d'origine animale - lait, viande et œufs - sur les soixante dernières années et la part de la génétique dans ces améliorations est évaluée. Les évolutions observées sont la conséquence de plans de sélection méthodiques, fondés sur les principes de la génétique mendélienne appliquée aux caractères quantitatifs concernés.

Mais la sélection animale doit faire face à des défis nombreux, qui viennent de la multiplicité des objectifs à concilier, puisqu'il faut à la fois produire plus, produire mieux, tout en préservant la diversité génétique des ressources et en répondant aux demandes de la société, notamment en matière d'environnement. Les grandes lignes de ce que la biologique moderne peut apporter à la sélection animale pour faire face à ces défis sont ensuite tracées.

Les avancées récentes dans l'exploration du génome et de son fonctionnement, dans les méthodes de sélection avec l'avènement de la sélection génomique, dans les technologies de la reproduction, le clonage et la transgenèse, et les développements de génétique des populations sont les principales pistes ouvertes pour mettre la science au service du sélectionneur animal.

Pour consulter la publication en entier : cliquez ici.

Louis OLLIVIER (AAF)