le 19/09/2017 à 17:25

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Pommes de terre Une récolte plus abondante attendue par le NEPG

Le NEPG prévoit, à ce jour, une récolte totale d’environ 27,9 millions de tonnes en pommes de terre de consommation, en hausse de 11,5 % par rapport à la moyenne quinquennale.

Suite à une augmentation des surfaces de 4,6 % par rapport à l’année dernière et à un rendement moyen estimé aujourd’hui à 48,2 t/ha, en hausse de 2,9 % par rapport à la moyenne quinquennale, la récolte de pommes de terre des cinq pays du NEPG (North-western european potato growers – Groupement des producteurs de pommes de terre du nord-ouest européen) devrait atteindre 27,9 millions de tonnes. Le NEPG insiste cependant sur le fait qu’il s’agit de la situation à mi-septembre, basée sur des prélèvements en parcelles et que le chiffre final de la récolte pourra évoluer.

Cette récolte totale serait de 11,5 % supérieure à la moyenne quinquennale, mais, à ce stade, inférieure à la récolte de 2014, qui était de 28,5 millions de tonnes. En dépit des difficultés observées au début du cycle de la culture, les végétations se sont ensuite rattrapées et la qualité devrait être au rendez-vous. Seuls quelques problèmes sont signalés, sur certaines variétés comme Bintje, mais pas uniquement (phénomènes de repousses, apparition de mildiou). De même, la teneur en matière sèche est généralement basse aux Pays-Bas (ce qui n’est pas le cas en France).

Une demande haussière

Les niveaux de prix actuellement pratiqués vont également dans le sens d’une offre plus abondante. Mais le NEPG pense que la comparaison avec 2014 n’est pas réaliste, puisque la demande en pommes de terre destinées à la transformation a augmenté de 1,5 million de tonnes depuis. De plus, l’export de produits finis vers les pays tiers a continué à se développer sur ces derniers mois, malgré une parité monétaire moins favorable. Selon le NEPG, des flux supplémentaires de pommes de terre, aux Pays-Bas comme en Allemagne, vont être orientés vers les industries féculières et l’alimentation animale après la récolte, beaucoup de producteurs ne souhaitant pas stocker trop de pommes de terre à prix bas et sur des qualités qui posent parfois question. Enfin, l’expérience a montré que dans des années où les prix sont (très) bas, il y a plus de tares et de dégagements. Cependant, la récolte est loin d’être finie et les pommes de terre ne sont pas encore dans les bâtiments de stockage : le NEPG précisera donc ses données d'ici la fin octobre / début novembre.

TNC