le 24/10/2017 à 11:25

  • Imprimer
  • Envoyer à un ami

Guadeloupe Les marins pêcheurs obtiennent 1 million d'euros

Les marins pêcheurs guadeloupéens ont obtenu lundi, à la suite d'une manifestation éclair mais musclée « 1 millions d'euros » sur les « 7 millions d'euros dont a besoin la filière », selon le président du Comité Régional des Pêches (CRP) Charly Vincent.

Dès 4h du matin, les pêcheurs ont bloqué de nombreux axes routiers et maritimes, créant de monstrueux embouteillages et empêchant la population de circuler. Les barrages se sont maintenus jusqu'en fin d'après-midi, malgré la tenue d'une réunion à Basse-Terre en fin de matinée.

« Nous avons eu un schéma de conversation constructif », a indiqué Charly Vincent, satisfait de la tournure prise par cette réunion. « Même s'il est regrettable de devoir passer par le chemin de la rue, il me semble que la souffrance de la filière pêche a été comprise », a affirmé le président du CRP.

Au titre des revendications, la non prise en compte de l'impact des ouragans sur l'activité des marins pêcheurs : « Il faut savoir qu'il n'y a pas de fonds calamité pêche comme il peut en exister sur d'autres secteurs d'activité », a indiqué à l'AFP Charly Vincent pour qui ce million servira à acheter du matériel pour redémarrer l'activité. Selon lui, cette somme d'un million d'euros est un « premier pas » vers la structuration de la filière, une aide à la formation, nécessaire « pour donner aux jeunes envies de s'installer » et la poursuite de l'indemnisation des pêcheurs pénalisés par la pollution au chlordécone. C'est donc « un complément de 600.000 euros à l'aide d'urgence » post-ouragan, (qui vient s'ajouter à 400.000 euros déjà votés plus tôt en octobre, NDLR), « 40 % supplémentaires de la dotation de fonctionnement du CRP » qui seront versés, a indiqué la Région dans un communiqué.

Sera aussi instauré « un dispositif de prêt relais » pour des aides européennes et régionales et des « indemnisations post-ouragans » issues « du fonds de secours ». Un « contrat d'objectifs » sera également signé en janvier 2018.

La présence du département à la table des négociations a permis aux pêcheurs de présenter leur revendications sur l'aménagement portuaire. « Nous attendons désormais un engagement de l'État », annonce Charly Vincent, qui, avec l'intersyndicale mobilisée autour de cette cause, a décidé de stopper le mouvement social.

La filière pêche compte près de 1.000 navires et fait travailler environ 1.500 marins.

AFP