le 01/11/2017 à 16:25

  • Imprimer
  • Envoyer à un ami

Agroalimentaire Le volailler Doux veut boucler son plan de relance avant la fin de l'année

Le volailler Doux, en difficultés financières, veut « avancer vite » et trouver d'ici à la fin de l'année les 100 millions d'euros nécessaires au financement de son plan de relance, a indiqué le groupe à l'AFP.

« Il y a nécessité d'avancer vite (...), de réunir les conditions de mise en œuvre du plan stratégique au maximum avant la fin de l'année », a souligné Christophe Couroussé, président du directoire de Doux, dans un entretien à l'AFP. « Les choses avancent. Toujours moins vite qu'on le voudrait, mais elles avancent », a-t-il précisé.

Confronté à la concurrence des producteurs brésiliens, le volailler français entend sous-traiter sa production d'entrée de gamme dans un pays d'Europe de l'Est à bas coût et monter en gamme sur ses produits fabriqués en France. Pour l'entrée de gamme, « on a identifié un partenaire potentiel, les discussions sont en cours mais elles ne sont pas finalisées », précise Christophe Couroussé. Le volailler estime qu'il a besoin de 100 millions d'euros pour financer l'ensemble du plan, dont un peu moins de la moitié serviront à des investissements industriels, en marketing, communication, recherche et développement, etc...

Le reste de l'enveloppe doit permettre de « financer la transition », selon les mots de Christophe Couroussé. « On est aujourd'hui sur une offre qui a un déficit de compétitivité, une offre qui continue à perdre de l'argent », explique-t-il. « Pendant une période de trois ans, on va passer de l'ancienne offre à la nouvelle. Sur les deux prochaines années, il y aura encore une partie de l'offre historique » qui pèsera sur les comptes, souligne-t-il.

Le volailler a enregistré une perte de 35 millions d'euros en 2016 et devrait réaliser un nouvel exercice négatif en 2017. Où trouver ces 100 millions d'euros ? « Plusieurs modalités sont à l'étude. C'est trop tôt pour que j'en cite une. Le plan n'est pas arrêté », affirme le président du directoire. « Il y a des échanges avec les services de l'État, c'est un dossier important », ajoute-t-il, sans donner plus de précision. Côté social, « le plan qui a été construit, s'il est exécuté dans toutes ses modalités, permet de conserver l'ensemble des emplois permanents de l'entreprise. C'est ça notre objectif », assure Christophe Couroussé, avant d'ajouter : « il y a encore du chemin ». « J'espère que nous aurons franchi des étapes importantes d'ici à la fin de l'année », insiste le président du directoire.

Concernant les résultats de l'année en cours, « on a une remontée des prix très significative depuis juillet » et « un euro-dollar un peu mieux orienté ces dernières semaines », note Christophe Couroussé. Pas de quoi changer fondamentalement la donne mais « on est plutôt plus optimiste qu'on l'a été », dit-il.

AFP

Catégories :
Agroalimentaire A la Une