le 03/11/2017 à 09:25

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Agroalimentaire A Dijon, un salon présente les technologies au service de la gastronomie

Un aérateur de vin « intelligent », un nez artificiel pour contrôler la qualité de la nourriture ou encore un capteur analysant la santé des cultures : le premier salon « Food Use Tech », consacré aux innovations dans l'agroalimentaire, se tient jeudi et vendredi à Dijon.

C'est un évènement « dédié aux usages des nouvelles technologies, de la fourche à la fourchette », a résumé jeudi lors d'un point presse Xavier Boidevezi, secrétaire national du réseau « FoodTech », qui regroupe des entreprises agroalimentaires innovantes. « On souhaite que les consommateurs commencent à découvrir ces nouveaux usages de demain » et Dijon et la Bourgogne sont « un terreau fertile par rapport à la gastronomie », a ajouté M. Boidevezi.

A côté de géants comme le leader mondial du petit électroménager SEB, Bourguignon de naissance, le distributeur Les Mousquetaires ou le groupe de télécoms Orange, de nombreuses startups inconnues sont venues présenter leurs inventions. Aveine, 12 salariés et à peine plus d'un an d'existence, s'apprête à mettre sur le marché un aérateur de vin électronique, qui régule pendant le service la surface de contact avec l'air. Elle est réglée en fonction de l'étiquette, scannée à l'aide d'un smartphone. Le système est calibré « à l'aide de viticulteurs et de sommeliers » et permet de reproduire « un temps d'aération allant d'une minute à 24 heures », explique le patron, Nicolas Naigeon, petit fils de viticulteurs d'Aloxe-Corton (Côte-d'Or), en faisant déguster des vins de Bourgogne avant et après aération.

Un peu plus loin, Scan'Up présente une liste de courses sur smartphone permettant de connaître la composition des produits et de les choisir en fonction de leur qualité nutritive. Slow Control propose de son côté une fourchette qui vibre et vire au rouge si l'on mange trop vite. D'autres technologies sont destinées aux professionnels : Carbon Bee exploite par exemple un capteur qui peut être fixé sur un drone ou un tracteur pour repérer, dans les champs ou les vergers, les maladies des cultures. Le nez artificiel d'Aryballe Technologies, qui ressemble à une grosse télécommande, prend une « photo » instantanée de l'odeur, représentée par une forme géométrique à l'allure abstraite qui sera reconnue comme de l'amande, de l'oignon ou encore de la fraise. Il servira bientôt à contrôler la qualité de l'emballage de fromages chez un industriel du secteur et pourrait aussi être utilisé par des parfumeurs ou dans la santé, pour repérer des maladies à l'odeur par exemple.

AFP