le 04/11/2017 à 07:25

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Hereford : race d'avenir Rustique, fertile et docile : la Hereford a la cote dans les élevages français

La petite vache brune et blanche a foulé le ring du Sommet de l’élevage le 6 octobre dernier à l’occasion de son concours national. L’occasion de présenter la race Hereford et qui de mieux placé qu’un éleveur pour vanter ses mérites !

Présente au Sommet de l’élevage pour son concours national, la race Hereford a présenté toutes ses qualités dans les allées de la grande Halle d’Auvergne. Une vache qu’on voit peu dans nos campagnes. C’est pourtant l’une des races les plus populaires dans les grands pays producteurs de viande avec plus de 5 millions d’animaux répartis sur 50 pays.

En France, les éleveurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers cet animal. Ils apprécient ses qualités et sa facilité d’élevage. Fabien Bernard est un convaincu. Éleveur de Charolaises dans les Ardennes (08), il a progressivement ajouté des Herefords à son troupeau pour arriver aujourd’hui à une vingtaine de vêlages par an. « Nous voulions des animaux rustiques et faciles à mener », explique-t-il. En effet, l’animal est connu pour sa docilité, sa rusticité, sa facilité de vêlage, et son aisance à valoriser les fourrages grossiers. Sur son élevage, Fabien élève ses vaches toute l’année en pâture grâce à des sols portants. Les vêlages sont programmés au printemps pour caler la production laitière des mères sur la pousse de l’herbe. « Les jeunes animaux passent leur premier hiver en bâtiment pour disposer d’une petite complémentation en céréales afin d’assurer leur croissance mais c’est tout. Ils passent le reste de leur vie dehors. » Ce système permet de limiter au maximum les charges de structure et d’alimentation de l’élevage.

La Hereford répond aux attentes des consommateurs

Pascal Bastien, président de l’OS Hereford, explique : « élevés exclusivement à l’herbe, ces animaux permettent de conserver les prairies permanentes, qui sont de vrais pièges à carbone ». Leur petit gabarit (350 – 380 kg de carcasse) permet de proposer une viande qui répond aux attentes des consommateurs : « petites portions mais de bonne qualité grâce à l’herbe qui enrichit la viande en omégas 3 et 6 ». Les GMQ sont en moyenne de 700 à 800 g pour les femelles et de 900 à 1 200 g pour les mâles. La viande intéresse principalement des marchés de niche (vente directe, boucherie, restauration) et se commercialise entre 4,5 et 6 €/kg de carcasse.

Le président confie que plusieurs éleveurs sont venus le rencontrer au Sommet de l’élevage car ils souhaitent se tourner vers cette race. « Par sa facilité d’élevage et sa qualité de viande, elle intéresse de plus en plus de monde. C’est tout de même une cousine de l'Angus, même si cette dernière reste bien plus connue grâce à un marketing qui l’a projetée sur le devant de la scène. Pourtant, seule la robe les différencie ! ». Il précise que la Hereford peut aussi être une bonne solution en croisement car elle facilite grandement les vêlages.

TNC