le 09/11/2017 à 13:25

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Glyphosate Nouveau vote, mais toujours pas d'accord des Etats membres

Les Etats membres n'arrivent toujours pas à se mettre d'accord sur le renouvellement, ou non, du glyphosate. (©Watier visuels)

Les Etats membres n'arrivent toujours pas à se mettre d'accord sur le renouvellement, ou non, du glyphosate. (©Watier visuels)

Les représentants des 28 Etats membres de l'UE n'ont pas réussi à s'accorder jeudi 9 novembre 2017 sur un renouvellement de la licence du glyphosate pour cinq ans. La proposition de Bruxelles n'a pas réuni la majorité qualifiée requise, a annoncé la Commission européenne. La France a voté contre, l'Allemagne s'est une nouvelle fois abstenue.

« Pas d'opinion », c'est le résultat du vote organisé jeudi 9 novembre 2017 en l'absence d'une majorité claire, pour ou contre l'autorisation du glyphosate, a expliqué l'exécutif européen dans un court communiqué.

Une majorité de pays (14) se sont prononcés en faveur de la proposition, mais cela ne permet pas d'atteindre la pondération démographique (65 % de la population).

Les pays qui ont voté pour : République tchèque, Danemark, Estonie, Irlande, Espagne, Lettonie, Lituanie, Hongrie, Pays-Bas, Suède, Slovaquie, Finlande, Royaume-Uni, Slovénie.

Les pays qui ont voté contre : Belgique, France, Italie, Luxembourg, Autriche, Grèce, Croatie, Chypre, Malte.

Les pays qui se sont abstenus : Allemagne, Bulgarie, Pologne, Portugal, Roumanie.

La France, qui s'oppose à un renouvellement de cinq ans, mais préfère une durée de trois ans, semble avoir entraîné plusieurs pays avec elle. Mais c'est l'abstention de l'Allemagne, ce jeudi 9 novembre, comme lors du précédent vote, qui est déterminant dans ce feuilleton du glyphosate.

Et après, quelle est la suite de la procédure ?

« Prenant en compte ses obligations légales et le fait que l'autorisation actuelle expire le 15 décembre, la Commission européenne va maintenant soumettre la proposition à un comité d'appel, fin novembre », est-il précisé.

Pour la ministre luxembourgeoise Carole Dieschbourg, c'est « un bon résultat pour notre santé et l'environnement ». « La Belgique a maintenu sa position et demande un plan de sortie du glyphosate "phasing-out" (élimination progressive, ndlr) et le support de l'UE au développement d'alternatives pour l'agriculture », lui a fait écho le ministre belge de l'agriculture Denis Ducarme.

La France, poids lourd démographique de l'UE dont l'importance compte dans les votes à majorité qualifiée, avait annoncé mercredi sa volonté de voter contre. « La France est sur une position de trois ans », avait précisé le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot.

Les minutes de la réunion à huis clos du 25 octobre, publiées par la Commission, avaient montré que les Etats membres restaient très divisés sur le sort de cet herbicide controversé, classé « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer, un organe de l'OMS. Les agences scientifiques de l'UE ont en revanche conclu l'inverse, ouvrant la porte à une possible réautorisation dans l'Union.

TNC