le 10/11/2017 à 11:25

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Oeufs Le numéro 1 français accélère sa mutation vers les œufs de plein air

Le leader français de l'œuf de consommation Matines va accélérer sa mutation vers les œufs dits « alternatifs », c'est-à-dire issus d'élevages de plein air et bio, une réorganisation qui devrait entraîner des suppressions de postes.

Matines qui compte actuellement 357 salariés et 7 centres de conditionnement d'œufs coquille, envisagerait de fermer son site de Branges (Saône-et-Loire, 58 salariés) d'ici mars 2018 et de supprimer au total quelque 72 postes, selon « un projet d'adaptation de son activité de conditionnement d'œufs coquille » présenté jeudi aux représentants du personnel. « La perte de volume qu'on subit dans l'œuf standard impose cette réorganisation », indique un porte-parole, selon lequel les équipes de production de ce type d'œufs devraient à l'avenir être « moins éparpillées ». La « spécialisation » d'une partie des activités du site de Naizin (Morbihan, 54 salariés) est également à l'étude dans le cadre d'une procédure d'information-consultation.

« A travers ce projet, la société entend accélérer sa transformation vers l'œuf alternatif et ainsi relever le défi majeur d'un marché de l'œuf coquille en pleine mutation, marqué notamment par la perte de vitesse de l'œuf standard (issu d'élevages en cages aménagées) », indique la direction de Matines, filiale du groupe Avril. Actuellement, le groupe produit environ 70 % d'œufs de poules élevés en cages et 30 % d'œufs issus d'élevages en plein air et bio. Il souhaite à terme inverser cette proportion, selon un porte-parole du groupe.

Par cette transformation, Matines souhaite « reconquérir son leadership dans les rayons » et s'adapter à un marché qui « tire désormais sa croissance des œufs alternatifs », indique le groupe. Matines souhaite « renouer avec la croissance, tout en favorisant le maintien dans les territoires de l'activité de nombreux partenaires producteurs au sein de la filière œuf française ».

La direction indique vouloir s'engager « afin de réduire au maximum les pertes effectives d'emploi » : « elle accompagnerait chacun des salariés concernés et donnerait la priorité à la reconversion ou au reclassement et à la mobilité au sein du groupe Avril », indique-t-elle dans un communiqué. Le groupe rappelle avoir procédé en juillet 2017 à une augmentation du capital de Matines d'un montant de 44 millions d'euros.

AFP