le 15/11/2017 à 11:25

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Open agrifood à Orléans « Etats généraux de l’alimentation : des solutions existent ! »

Eric Thirouin, président de la FRSEA Centre, et Emmanuel Vasseneix, patron de la laiterie Saint-Denis-de-L'Hotel, président tous les deux l'événement Open agrifood à Orléans. Florence Dupraz en est la directrice. (©TNC)

Eric Thirouin, président de la FRSEA Centre, et Emmanuel Vasseneix, patron de la laiterie Saint-Denis-de-L'Hotel, président tous les deux l'événement Open agrifood à Orléans. Florence Dupraz en est la directrice. (©TNC)

L’édition 2017 de l’Open agrifood ouvre ses portes à Orléans pour deux jours de débats et d'ateliers thématiques sur la question de la « création de valeurs » en alimentation et en agriculture. Les coprésidents Emmanuel Vasseneix et Eric Thirouin estiment que l'événement est un bon relais aux Etats généraux de l'alimentation, pour trouver, non pas une solution unique miraculeuse, mais différentes voies de progrès.

« La tenue des Etats généraux de l’alimentation en France illustre l’attention des pouvoirs publics et la volonté des acteurs de la filière de progresser ensemble malgré les différences, voire certaines divergences. Au regard de la situation dramatique dans laquelle se retrouvent certains agriculteurs et face aux défis climatiques, sanitaires et sociétaux, il est de notre devoir collectif de repenser notre modèle, de le rendre plus juste et plus durable. Nous militons et agissons en faveur d’une alimentation gourmande, conviviale, de qualité, bonne pour la santé et source de fierté. Et des solutions existent déjà.

Les attentes des consommateurs ont évolué et se sont diversifiées depuis l’instauration de la Pac, les marchés ont évolué et se sont mondialisés, les acteurs eux-mêmes ont évolué et se sont modernisés. Mais le chemin à parcourir est encore long. Les acteurs de la filière alimentaire doivent s’adapter plus rapidement aux évolutions de la demande, française et mondiale. De même, les consommateurs, qui disposent d’une responsabilité et d’un pouvoir vis-à-vis de l’offre, sont de plus en plus exigeants. C’est cette relation de progrès et d’exigence qui crée de la valeur. Et notre alimentation a beaucoup de valeur. Il est important de s’en préoccuper tous ensemble.

C’est dans cet état d’esprit que nous avons lancé en 2014 avec Xavier Beulin, dont nous saluons la mémoire, le forum Open agrifood. Nous l’avons imaginé comme une organisation ouverte à tous pour réfléchir à l’alimentation de demain. Il regroupe chaque année à Orléans, pendant deux jours de débats, tous les maillons de notre belle filière alimentaire française : agriculteurs, industriels, artisans, restaurateurs, distributeurs, consommateurs et citoyens. Au moment où se déroulent les Etats généraux de l’alimentation, la prochaine édition de l’Open agrifood se déroulera les 15 et 16 novembre et aura justement pour thème « Alimentation et Valeurs ». Tous les leaders de la filière seront présents.

« Il n’y a pas de solution unique miraculeuse »

Nous allons débattre, construire, définir ce que les producteurs et les consommateurs entendent, proposent et font concrètement pour une alimentation saine, durable et accessible au plus grand nombre. Notre objectif commun est d’échanger sur les solutions possibles et de partager les solutions existantes. Car nous le savons, si le modèle doit évoluer, il n’existe malheureusement pas de solution unique miraculeuse. Notre alimentation n’est pas monolithique, les voies pour l’améliorer sont à son image, diverses et portées par les acteurs. Les voies à entreprendre appartiennent à toutes et tous car elles reposent sur notre capacité de travailler ensemble, sur un optimisme dénué d’idéologie, et sur un patchwork d’initiatives concrètes.

Nous voyons bien que les germes du modèle à venir auquel nous aspirons sont déjà présents dans le modèle actuel. Comme le disait Paul Eluard, « il y a un autre monde mais il est dans celui-ci ». Tous les participants de l’Open agrifood en sont intimement convaincus.

Nous sommes également convaincus que si l’action des pouvoirs publics est nécessaire, elle n’est pas suffisante. Un nouveau modèle alimentaire ne se décrète pas, il se construit sur le terrain, dans nos champs, nos usines et nos commerces. Nous serons donc le relais des Etats généraux de l’alimentation auprès d’une France qui pense et qui agit déjà à l’amélioration de notre alimentation et de nos conditions de vie. »

TNC