le 23/11/2017 à 12:25

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LDC Les résultats du 1er semestre 2017/2018 tirés par la volaille et l'international

Le volailler LDC (marques Le Gaulois, Marie, poulets de Loué) a vu son bénéfice net augmenter de 7,7 % au premier semestre de son exercice décalé 2017-2018 tandis que ses ventes augmentaient de 6,7 %, principalement tirées par les activités volailles et l'international.

De mars à août, le bénéfice net est ressorti à 68,5 millions et les ventes à 1,85 milliard d'euros, tandis que le résultat opérationnel courant (ROC) est en hausse de 2,4 %, à 93,2 millions d'euros. En France, les ventes du pôle Volaille ont augmenté de 5,8 %, à 1,4 milliard d'euros, avec des tonnages en hausse de 6,8 % après l'intégration de la société Lionor. Le résultat opérationnel courant augmente de 1,2 %, à 84,3 millions d'euros.

La demande a été forte sur tous les canaux de distribution, mais le groupe a connu une forte percée de la restauration hors domicile (RHD) de + 10 %, à 412,1 millions d'euros, contre + 2 % en grandes et moyennes surfaces (à 726,8 millions) et + 12,1 % à l'international (à 149,4 millions).

« La demande a été plus forte sur les produits d'origine France de la part des industriels et de la restauration hors foyer », a indiqué le président du directoire, Denis Lambert, lors d'une conférence de presse. L'activité sur le semestre en Pologne est en forte croissance de 16,7 %, à 123,8 millions d'euros, avec un ROC multiplié par 2,6, à 3,9 millions, qui montre le succès de la montée en gamme vers des produits élaborés et la segmentation opérée par LDC depuis trois ans.

Sur le segment Traiteur, si les ventes sont en hausse de 7,4 %, à 279,8 millions d'euros, la rentabilité a été écornée par la hausse des prix des matières premières « que nous n'avons pas pu répercuter » aux clients de la grande distribution, a expliqué Denis Lambert, avec un ROC en recul de 19,4 %, à 5 millions d'euros.

Le prix du beurre, qui entre notamment dans la confection des pâtes à dérouler, a ainsi augmenté de 81 % et celui de l'emmental de 25 % en un an, indique le groupe. Pour l'exercice, le groupe prévoit une rentabilité équivalente à celle de l'exercice précédent, soit 176,6 millions.

Le groupe va investir 200 millions d'euros dans ses équipements lors de l'exercice en cours et compte encore étendre ses ventes à l'international. Les deux sont liés car pour pouvoir affronter les concurrents européens comme brésiliens sur le marché national comme à l'étranger, il faut gagner en productivité, selon le groupe. « Nous avons réussi à reprendre 15 % des volumes (de poulets importés en France) par rapport à il y a quatre ans, mais pour cela, « il faut être au même niveau de prix à 2 % ou 3 % près » que les concurrents, a expliqué Denis Lambert. LDC est par ailleurs toujours à la recherche d'entreprises à racheter en Europe. « Notre ambition est d'être leader en Europe pour les produits à valeur ajoutée », a indiqué Denis Lambert.

AFP