le 04/12/2017 à 10:25

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Filière blé dur Avec près de 2 Mt collectées, retour à la normale pour la production française

En blé dur, les bons rendements ont largement compensé la baisse de 5 % des surfaces par rapport à 2016 (©TNC)

En blé dur, les bons rendements ont largement compensé la baisse de 5 % des surfaces par rapport à 2016 (©TNC)

Malgré des surfaces en baisse de 5 % en 2017, la production française de blé dur a augmenté de 28 % par rapport à 2017. Un retour à la normale qui devrait permettre à la France d’exporter 1,4 Mt vers l’Union européenne et les pays tiers.

Estimée à 2,1 Mt en 2017, la production française de blé dur revient à la normale, après une année 2016 difficile marquée par un volume collecté de seulement 1,6 Mt. La France pourrait ainsi exporter près d’1 Mt vers l’Union européenne et 0,4 Mt vers les pays tiers, selon Franceagrimer. « L’utilisation de blé dur par les semouliers français, débouché stable depuis plusieurs années, est maintenue à un peu moins de 0,5 Mt. »

Lors de son dernier conseil spécialisé céréales, l’établissement public a expliqué que « la production française est repartie à la hausse en 2017 (+ 28 % par rapport à 2016), grâce à de bons rendements qui ont largement compensé un recul des surfaces de 5 % par rapport à l’an dernier. »

Ce recul des surfaces de blé dur est enregistré alors qu’un plan de relance de la filière a été présenté fin 2013. Ce plan ambitionne de doubler la production de blé dur à l’horizon 2025, soit de 3 à 3,5 Mt par an de manière stable à partir de cette échéance, « et ceci de manière indépendante de la volatilité des prix constatée. » Pour cela, il faudra « développer la culture dans toutes les zones possibles de production ». « Cette progression nécessiterait d’atteindre 600 000 ha d’emblavements », contre 351 000 ha enregistrés en 2017.

En Europe, la production est en léger repli de 2 % à 9,1 Mt, contre 9,4 Mt en 2016, « sous l’effet d’une récolte italienne très en dessous de celle de 2016 ».

La production mondiale, quant à elle, est estimée à 36,6 Mt, en recul de 8 % par rapport à 2016. La production canadienne enregistre une chute notable de 40 %, passant de 7,8 Mt en 2016 à 4,5 Mt en 2017 en raison de la sécheresse. « Néanmoins, l’offre canadienne est d’excellente qualité et les exportations de ce pays devraient même progresser par rapport à l’an dernier. »

TNC