le 04/12/2017 à 10:25

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Etats généraux de l'alimentation Les huit propositions de l’Union française des semenciers pour le 2e chantier

Lors de son assemblée générale, l’Union française des semenciers (UFS) a présenté huit propositions concrètes « en faveur d’une agriculture et d’une alimentation souveraines, saines et durables ». Elles sont articulées autour de trois thématiques centrales pour les entreprises semencières : maintenir la compétitivité, mieux conserver la biodiversité cultivée et renforcer les actions de recherche fondamentale et appliquée.

À l’occasion de son assemblée générale annuelle, l’UFS a présenté des propositions pour le deuxième chantier des Etats généraux de l'alimentation, articulées autour de trois thématiques : maintenir la compétitivité des entreprises semencières, mieux conserver la biodiversité cultivée et renforcer les actions de recherche fondamentale et appliquée.

Voici ces huit propositions :

  • Soutenir la compétitivité de la production de semences en France ;
  • Renforcer la position française de premier exportateur mondial de semences ;
  • Compléter l’engagement des opérateurs privés par un soutien politique et financier renforcé des pouvoirs publics aux réseaux de conservation des ressources phytogénétiques ;
  • Renforcer le soutien de l'Etat aux acteurs publics et privés afin que ces derniers continuent à maintenir fortement au catalogue officiel les variétés anciennes cultivées traditionnellement tombées dans le domaine public, mais aussi les variétés menacées d’érosion génétique et les variétés créées pour répondre à des conditions de culture particulières ;
  • Orienter et renforcer les financements incitatifs de soutien à la recherche sur des thématiques ciblées vers une agriculture et une alimentation saines et durables ;
  • Impliquer et associer l'Inra et les instituts de recherche publics pour développer des méthodes innovantes d’aide à la sélection afin d’accompagner et de démultiplier la recherche des entreprises sur des thématiques et techniques qu'elles ne peuvent financer individuellement ;
  • Permettre l’accès aux méthodes récentes d’amélioration des plantes : encourager et encadrer l’innovation sans la bloquer ;
  • Préparer les métiers de demain et mobiliser les compétences.

« La diversité des entreprises semencières implantées en France (taille et modèles économiques variés) est source d’innovation variétale et créatrice de valeur pour les filières agricoles et alimentaires. Le maintien de leur compétitivité et de leur effort de recherche en lien avec le secteur public doit permettre de contribuer aux nouveaux défis de l’agriculture et de la société (adaptation au changement climatique, développement de l’agro-écologie à bas niveaux d’intrants, alimentation variée et sûre, souveraineté alimentaire et indépendance en protéines de la France, etc.) », a déclaré Franck Berger, président de l’UFS.

TNC